Edouard Philippe vainqueur au Havre — Municipales

29 Juin, 2020, 10:33 | Auteur: Lynn Cook
  • Municipales abstention record Philippe réélu et percée verte attendue

Pendant la campagne, Édouard Philippe avait indiqué que tant qu'il serait à Matignon, il ne dirigerait pas la ville.

Le président Emmanuel Macron a voté vers midi au Touquet avant de s'offrir un bain de foule, sans masque.

L'abstention a atteint un niveau historique: près de 60% des électeurs ont boudé ce deuxième tour organisé plus de trois mois et demi après le premier, coronavirus oblige. Il s'est dit dimanche soir "préoccupé" par le niveau de l'abstention.

A la différence des autres grandes villes, l'incertitude était faible à Paris, où la sortante Anne Hidalgo (PS) a contenu au premier tour ses partenaires d'EELV en endossant elle-même un programme résolument écolo.

Sa décision devrait être connue en début de semaine.

Malgré l'énorme portée symbolique du revers à Marseille, Les Républicains ont quant à eux confirmé leur implantation en remportant dès le premier tour bon nombre des villes de plus de 9.000 habitants qu'ils contrôlaient. On savait à 20H00 qu'ils ont emporté Besançon, où Anne Vignot est élue selon des estimations, mais aussi Poitiers, où la candidate EELV Léonore Moncond'huy a revendiqué la victoire face au socialiste Alain Claeys qui tentait un troisième mandat.

A Strasbourg, l'écologiste Jeanne Barseghian l'emporterait, tout comme à Lyon Grégory Doucet, placé loin devant le candidat Yann Cucherat, poulain du maire sortant Gérard Collomb.

Selon un autre sondage Ipsos Sopra Steria pour FranceTV, Radio France, LCP et Public Sénat, 43 % des sondés souhaitent qu'Emmanuel Macron procède à un remaniement limité en gardant Edouard Philippe, 24 % qu'il continue avec le Premier ministre et l'équipe actuelle et 33 % qu'il change son chef de gouvernement. En battant le maire LR sortant Jean-Marc Pujol avec 53,1 à 54% des voix selon les estimations, Louis Aliot redonne au parti de Marine Le Pen, qui a également remporté Bruay-la-Bussière (Pas-de-Calais) et Moissac (Tarn-et-Garonne) le contrôle de sa première ville de plus de 100.000 habitants depuis 1995 et Toulon. Le PS a donc conservé Paris, Lille, Rennes, Nantes, Le Mans, Clermont-Ferrand, Dijon et a ravi Nancy, Montpellier et Saint-Denis, fief du parti communiste. Mais une défaite à Marseille, que la droite détient depuis 25 ans, ou à Toulouse, la quatrième ville de France, aurait une forte résonance politique.

Les conseillers municipaux, élus pour six ans, se réuniront ensuite du vendredi 3 au dimanche 5 juillet pour élire les maires et leurs adjoints.

Michèle Rubirola, à la tête d'une coalition de gauche, est arrivée largement en tête à Marseille lors du second tour des municipales, devant la candidate LR Martine Vassal, selon deux estimations des instituts de sondages.

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