5G : les enchères pour les fréquences auront bien lieu en septembre

15 Juin, 2020, 05:49 | Auteur: Aubrey Nash
  • 5G : les enchères pour les fréquences auront bien lieu en septembre

Juillet, septembre, ou décembre comme le réclame Bouygues? Qu'à cela ne tienne, le régulateur a confirmé la feuille de route du gouvernement en appelant l'ensemble des opérateurs à se mettre en ordre de bataille pour s'offrir les 11 derniers blocs de 10 MHz encore en lice sur la bande reine de la 5G, celle des 3,5 GHz. Le gendarme des télécoms a ainsi annoncé ce jeudi que l'attribution des 110 MHz de fréquences restantes après l'octroi des quatre premiers blocs de 50 MHz à chacun des quatre opérateurs en lice (pour une somme unitaire de 350 millions d'euros) se déroulera entre le 20 et le 30 septembre prochain.

Une décision qui ne fait bien évidemment pas les affaires de Bouygues Telecom et SFR, qui militaient pour repousser de plusieurs mois la fin de cet appel d'offres en justifiant cette demande par la nécessité de boucler le déploiement de la 4G dans les zones peu denses.

Augmentation considérable des débits et temps de latence divisé par dix par rapport à la 4G: la 5G est censée accélérer la numérisation de l'économie, en décuplant notamment l'automatisation des usines ou des transports.

Bouygues a milité jusqu'au bout pour un report des enchères à fin 2020-2021. "Dans le climat économique d'aujourd'hui, la 5G n'est pas la priorité du pays", avait notamment fait valoir fin mai Martin Bouygues, proposant plutôt de redoubler d'effort pour déployer la 4G.

SFR, plus discret sur le sujet, est sur la même longueur d'ondes.

Les réseaux 4G de ces deux opérateurs, réutilisés pour la 5G, sont en partie équipés par le groupe chinois Huawei, dont la participation au chantier 5G est dans les mains de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). "La 5G ne va rien changer avant 2023", a déclaré son président Olivier Roussat mercredi lors d'une audition au Sénat.

Alors que le Conseil d'État et le Tribunal de grande instance de Paris, saisis par des associations et des citoyens inquiets des potentiels effets néfastes de la 5G sur la santé et l'environnement, doivent se prononcer sur le principe de précaution, Sébastien Soriano a évoqué une " préoccupation légitime ".

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