Malgré les couvre-feux, pillages et affrontements continuent aux Etats-Unis

31 Mai, 2020, 11:19 | Auteur: Sue Barrett
  • Un véhicule de police incendié à New York

Floyd s'est plaint qu'il ne pouvait pas respirer et que cela lui faisait mal, mais malgré ses plaintes et les protestations des spectateurs, Chauvin ne s'est pas arrêté. En fait, ce fait divers est le énième d'une longue série aux États-Unis. Cet Afro-Américain est mort asphyxié lors d'une intervention de policiers blancs. Lui aussi avait dit "Je ne peux pas respirer ", une phrase devenue un cri de ralliement du mouvement Black Lives Matter ("La vie des Noirs compte "). Ils ont également demandé que Chauvin soit inculpé de meurtre au premier degré, plutôt qu'au troisième degré. Ce jeune de 23 ans a été tué pendant qu'il effectuait son jogging par un ancien policier et son fils.

Les militants pour les droits civiques soulignent que la vidéo de l'arrestation de Floyd a réveillé la colère contre les violences policières mais aussi les biais raciaux du système judiciaire américain.

Floyd, qui n'était ni armé ni menotté, a finalement perdu connaissance et a été déclaré mort par la suite. Des émeutes se sont déclenchées, créant le chaos entre les manifestants et les forces de l'ordre.

Afin de contenir la situation, les autorités ont déclaré vendredi un couvre-feu nocturne de deux jours à Minneapolis et à Saint Paul voisin, tous deux connus sous le nom de Twin Cities, qui n'a pas empêché de nouvelles altercations.

Partout dans le pays, des manifestations de soutiens ont eu lieu.

Depuis la diffusion de cette vidéo, des manifestations tournant à l'émeute ont éclaté à Minneapolis, notamment aux abords du commissariat où travaillaient les quatre policiers impliqués dans cette affaire, et dans d'autres villes de la région. À Détroit, une personne a été tuée par balles après qu'un homme, au volant de son véhicule, a tiré dans un groupe de manifestants, selon l'agence de presse AP.

Ce vendredi, la colère s'est répandue dans tout le pays.

Des journalistes de CNN ont été interpellés par la police en plein direct. L'équipe couvrait les évènements lorsque deux policiers en tenue antiémeutes ont arrêté Oscar Jimenez, journaliste noir, qui avait pourtant expliqué aux policiers qu'ils pouvaient se déplacer s'il gênait. Une question restera sans réponse.

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