Christophe Castaner reprend Camelia Jordana après ses propos controversés — Violences policières

24 Mai, 2020, 21:25 | Auteur: Sue Barrett
  • Christophe Castaner a répondu vertement aux propos de l'actrice sur Twitter

Dimanche, le ministre de l'Intérieur a dénoncé des "propos mensongers et honteux": "Non, madame, 'les hommes et les femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue' ne se font pas 'massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau', ces propos mensongers et honteux alimentent la haine & la violence. Ils appellent une condamnation sans réserve ".

Devant les réponses de Philippe Besson, qui défendait le rôle de la police au quotidien, elle a enfoncé le clou, affirmant: " Il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic, et j'en fais partie ". "Quand j'ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France", insiste-t-elle. Peut-être que si certaines mesures étaient prises, plutôt que d'avoir des non-lieux en permanence à chaque fois qu'un homme ou une femme, généralement ce sont les hommes qui se font tuer, noir ou arabe ou simplement pas blanc... " Il y a des hommes et des femmes qui se font massacrer tous les jours, quotidiennement, en France, pour nulle autre raison que leur couleur de peau".

La chanteuse Camélia Jordana a créé la polémique dans l'émission "On n'est pas couché" lorsqu'elle a évoqué les violences policières à l'égard des personnes de couleur dans les banlieues, affirmant "ne pas se sentir en sécurité". " La chanteuse et actrice Camélia Jordana était invitée de l'émission de Laurent Ruquier On n'est pas couché, samedi soir sur France 2, de retour après 10 semaines d'interruption pour cause de confinement".

Celui des commissaires de la police nationale (SCPN) a exprimé sa colère sur le même réseau social, qualifiant Camélia Jordana de "nouvelle star de la bêtise" pour avoir tenu des "arguments scandaleux et calomnieux, le tout sur le service public".

"Cette attitude, qui a également été celle de plusieurs syndicats policiers, est symptomatique de l'impossibilité dans notre pays de traiter du sujet - malheureusement réel - du racisme au sein des forces de l'ordre", estime Dominique Sopo, le président de SOS Racisme. Des propos qui ont fait réagir le ministre de l'Intérieur.

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