L'UFC-Que choisir assigne 20 compagnies aériennes en justice — Coronavirus

22 Mai, 2020, 13:22 | Auteur: Aubrey Nash
  • L'UFC dénonce également le comportement de la compagnie Air France-KLM qui a annoncé ne rembourser que les vols annulés après le 15 mai

"Ce faisant, l'UFC-Que Choisir n'a d'autre choix que de porter le combat devant les tribunaux".

Après avoir mis en demeure 57 compagnies en avril, l'UFC-Que Choisir a décidé d'assigner en justice 20 compagnies aériennes afin de permettre aux passagers dont le vol a été annulé d'avoir le droit de choisir entre un remboursement et un avoir. Les mauvais élèves sont: Air France, Ryanair, Transavia France, Vueling Airlines, Lufthansa, Volotea, Air Algérie, Air Corsica, Royal Air Maroc, Air Caraïbes, Turkish Airlines, TAP Air Portugal, Tunisair, Norwegian, Emirates, Corsair KLM, Air Austral, Air Europa et Air Transat. De leur côté, les agences de voyages et les associations de consommateurs se sont aussi violemment opposées aux compagnies aériennes, sur ce sujet.

Certains pays européens avaient appelé à suspendre cette obligation, afin de ne pas fragiliser davantage des compagnies déjà durement frappées par la crise du coronavirus, mais la Commission européenne a bien rappelé, la semaine dernière, les règles du jeu: un vol annulé = vol remboursé.

Selon l'UFC-Que Choisir, certaines compagnies continent d'enfreindre la loi en ne permettant pas aux passagers de choisir entre un remboursement en numéraire et un avoir: "La majorité des transporteurs persiste à imposer des avoirs, au mépris de la réglementation (...) C'est la raison pour laquelle l'UFC-Que Choisir lance une action devant le Tribunal Judiciaire de Paris contre les principales compagnies aériennes qui ne respectent ce choix". D'autres compagnies ont, certes, accepter de rembourser les passagers, mais la date de paiement était indéterminée voire même prévue après la fin de la crise sanitaire.

La date d'audience n'a pas été fixée à ce stade. "Les passagers n'ont pas vocation à être les financiers des compagnies aériennes, il y a des banques pour cela", a fait valoir Raphaël Bartlomé, responsable du service juridique d'UFC-Que choisir. "Pour A4E, les billets non utilisés représentent 9,2 milliards d'euros jusqu'à la fin mai". "Il faut que chacun comprenne qu'on a eu à réagir dans une situation complètement inédite et donc il faut inventer des mécanismes ", a réagi mardi sur BFM TV le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari". "Peut-être que, pour l'avenir, il faudra créer un fonds de compensation des voyageurs directement porté par une entité européenne pour protéger les passagers européens ", a-t-il estimé.

Recommande: