Syndrome de Kawasaki: le père du garçon décédé témoigne

19 Mai, 2020, 21:24 | Auteur: Jonathan Ford
  • Sa mort aurait pu être évitée le papa d’un garçon de 9 ans décédé d’une forme proche de la maladie de Kawasaki en France brise le silence

Il est décédé le 8 mai à l'hôpital de la Timone, à Marseille (Bouches-du-Rhône), alors qu'il avait été, selon les résultats d'un test sanguin, en contact avec le nouveau coronavirus et présentait des symptômes similaires à ceux de la maladie de Kawasaki, une maladie inflammatoire infantile dont les cas, partout dans le monde, ont augmenté en pleine pandémie de Covid-19.

Face à ces symptômes, le père de la victime emmène son fils aux urgences pédiatriques. Son père a témoigné sur l'antenne de BFM.

" Tout a commencé trois ou quatre jours avant sa mort", " ll avait une forte fièvre, il ne mangeait pratiquement pas et vomissait beaucoup. "Il avait aussi une forte diarrhée et des boutons rouges étaient apparus sur tout son corps", a-t-il raconté à la chaîne d'information.

L'équipe médicale estime alors que le "tableau clinique" est "comparable à celui d'une scarlatine".

Malheureusement, son état de santé a rapidement empiré de retour chez lui. Le petit a commencé à se remettre la tête en arrière et ses yeux tournaient. "Il est devenu inconscient (.) Mon fils commençait à suffoquer", témoigne le père. Puis son corps s'est relâché, ses bras, ses jambes. Il est réadmis à l'hôpital le 2 mai et les médecins lui diagnostiquent cette fois la maladie de Kawasaki et confirment qu'il a bel et bien été en contact avec le coronavirus. Nous avons immédiatement appelé Samuen et les pompiers.

Le soir du 2 mai, le garçon a été admis au Service de réanimation pédiatrique de Timone.

Covid-19: le nombre de morts du sida pourrait exploser! Son père explique "Le médecin m'a expliqué que le décès était dû à une période où son cerveau n'a pas été oxygéné".

Le professeur Fabrice Michel, chef du service de réanimation pédiatrique, a, en effet, expliqué lors d'une communication de l'hôpital sur ce cas, il y a quelques jours: "Son arrêt cardiaque est probablement lié au syndrome de Kawasaki".

"Sa mort aurait peut-être pu être évitée s'il était resté à l'hôpital la première fois", regrette t-il.

Le père est aujourd'hui persuadé qu'une prise en charge plus rapide de la maladie de Kawasaki aurait pu sauver son fils. Elle a hurlé. Je suis arrivé, j'ai vu le petit qui suffoquait. Ses parents veulent porter plainte contre l'hôpital.

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