" Le Coronavirus pourrait ne jamais disparaître " — OMS

14 Mai, 2020, 15:39 | Auteur: Jonathan Ford
  • Le nouveau coronavirus ne disparaîtra peut-être jamais, prévient l'OMS

Des piétons à Los Angeles durant la crise sanitaire du coronavirus, le 26 mars dernier.

" Ce virus pourrait devenir endémique dans nos communautés, il pourrait ne jamais disparaître ", a-t-il ajouté.

La raison principale réside dans la meilleure solution envisagée: la découverte d'un vaccin.

Un vaccin "semble pour l'instant la meilleure solution ", a insisté l'Indienne Soumya Swaminathan, scientifique en chef de l'OMS, au Financial Times.

A l'inverse, la capitale américaine Washington, où la pandémie tarde à reculer, a prolongé le confinement de sa population jusqu'au 8 juin et les autorités chiliennes ont remis en vigueur cette mesure à Santiago, où les cas ont augmenté de 60% en 24 heures. Soumya Swaminathan estime qu'il faudra "quatre ou cinq ans " avant de "pouvoir envisager de contrôler " l'épidémie.

Le nouveau coronavirus pourrait "ne jamais disparaître", a averti l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), dont le message alarmant intervient au moment où de plus en plus de pays sont en train de lever les restrictions imposées à leurs populations. " Les humains ne sont pas des troupeaux ", a lancé Michael Ryan ce lundi.

En Tunisie, pour le 4e jour consécutif, on n'a enregistré aucune nouvelle contamination.

Autre information qui pourrait renforcer le rôle et l'usage du masque.

Selon une étude expérimentale menée par des chercheurs et publiée ce mercredi 13 mai dans la revue PNAS, le virus se transmettrait également par le biais de la parole.

Jusqu'ici, seuls la toux et les éternuements avaient été identifiés comme pouvant augmenter considérablement le risque de transmission du virus. Les microgouttelettes invisibles de salive dégagées en parlant peuvent contenir des particules virales. Plus elles sont petites, plus elles restent longtemps en suspension dans l'air, tandis que les plus lourdes, retombent plus rapidement au sol.

S'il va falloir vivre avec le virus, ces pays le font déjà.

Bien que la Russie soit devenue mardi, selon un comptage de l'AFP, le deuxième pays au monde le plus contaminé (plus de 242.000 cas), le président Vladimir Poutine, dont le porte-parole et le Premier ministre ont été hospitalisés, a donné son feu vert à un début de déconfinement, en fonction de la situation épidémiologique de chaque région. Aux États-Unis, pays le plus touché, plus de 84 000 décès ont été dénombrés dont près de 1400 ce mercredi.

Recommande: