Le préfet de Police de Paris s'excuse après ses propos polémiques — Coronavirus

04 Avril, 2020, 14:27 | Auteur: Sue Barrett
  • Le préfet de police Didier Lallement le 19 avril 2019

En début d'après-midi, machine arrière toute: la préfecture de police de Paris est revenue sur ces propos dans un communiqué.

En pleine crise sanitaire, le préfet de Police de Paris s'est fait taper sur les doigts par l'exécutif.

"Je regrette d'avoir tenu ces propos et je comprends les réactions qu'ils ont suscités", a-t-il souligné.

" Pas besoin d'être sanctionné pour comprendre que ceux qui sont aujourd'hui hospitalisés, ceux qu'on trouve dans les réanimations, désormais aujourd'hui, ce sont ceux qui au début du confinement, ne l'ont pas respecté, c'est très simple". "Son intention n'était pas d'établir un lien direct entre le non-respect des consignes sanitaires et la présence de malades en réanimation", ajoute la préfecture. Le fonctionnaire a dit "regretter" ses paroles, tout en précisant qu'il "continuerait sa mission".

"Sur BFMTV, Frédéric Adnet, directeur médical du Samu de Seine-Saint-Denis, très choqué et très en colère, a appelé à la démission du préfet de Paris, dénonçant des propos " scandaleux " à ce niveau de responsabilité".

Pour Eric Ciotti, député Les Républicains, l'intervention du préfet n'était qu'un condensé de "propos révoltants et profondément inhumains". "Traiter mes maldes en danger de mort de délinquant, c'est un scandale", dit-il à BFMTV. Le patron des socialistes a par ailleurs rappelé que "ce n'est pas la première fois que le préfet Lallement se trompe de rôle". "Il y a, en réanimation, des policiers et des personnels soignants sans protection adéquate, des caissières, des personnes âgées en Ehpad", a rappelé la présidente du RN. "En plus de méthodes très contestables et contestées, le préfet Lallement sort régulièrement de son devoir de réserve".

Si tous sont à l'unisson, c'est que Didier Lallement n'a pas pour habitude de faire dans la demi-mesure.

Connu pour assumer son impopularité, le préfet avait déjà créé la polémique en lançant, en novembre, à une militante "gilet jaune" croisée dans la rue au lendemain d'une manifestation mouvementée: "Nous ne sommes pas du même camp, madame!".

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