La tête de Maduro mise à prix par Washington

27 Mars, 2020, 07:55 | Auteur: Lynn Cook
  • Maduro inculpé aux Etats Unis pour

D'autant, a-t-il ajouté, que "l'humanité est en train d'affronter la plus virulente des pandémies", celle du coronavirus, dont 106 cas ont pour l'heure été confirmés au Venezuela, pays en crise dont le système sanitaire est à genoux.

Il a toutefois refusé de préciser si les États-Unis envisageaient une intervention au Venezuela pour l'interpeller ou d'émettre une demande d'extradition contre le président et ses co-accusés.

Washington offre une prime pouvant atteindre 15 millions de dollars pour toute information qui permettrait d'arrêter le président socialiste, au pouvoir depuis 2013. Les États-Unis sont prêts à offrir jusqu'à 15 millions de dollars US pour tout renseignement pouvant mener à l'arrestation du président vénézuélien, Nicolas Maduro et plusieurs de ses proches, accusés de " Narcoterrorisme ".

"Il y a plusieurs options, mais mon espoir est que le peuple vénézuélien soit bientôt dans une position qui lui permettra de nous les remettre", a-t-il dit. Le président vénézuélien n'est pas le seul dignitaire du pays visé par les accusations: le sont aussi le numéro deux du parti présidentiel Diosdado Cabello, le ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez et le chef de la Cour suprême du Venezuela, Maikel Moreno. Ils sont accusés d'"avoir participé à une association de malfaiteurs qui implique une organisation terroriste extrêmement violente, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), et à un effort pour inonder les Etats-Unis de cocaïne", a déclaré le ministre lors d'une visioconférence de presse.

La guérilla a signé un accord de paix en 2016, mais "des dissidents continuent le trafic de drogue et la lutte armée", a souligné le ministre.

Ce dernier a rappelé que les États-Unis ne reconnaissent plus Nicolas Maduro comme étant le président du Venezuela, mais son opposant Juan Guaido. Il a été réélu pour un deuxième mandat en 2018 lors d'un scrutin que l'opposition avait alors boycotté.

L'administration Trump accentue la pression sur Nicolas Maduro à coup de sanctions de plus en plus drastiques pour tenter de l'évincer. Depuis janvier 2019, les États-unis et près d'une soixantaine de pays dans le monde soutiennent le chef de l'opposition vénézuélienne, Juan Guaidó, président du Parlement, reconnu également comme président intérimaire.

Mais Nicolas Maduro conserve le soutien de la Chine, de la Russie et de Cuba.

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