Coronavirus : une jeune fille de 16 ans est décédée

27 Mars, 2020, 15:23 | Auteur: Lynn Cook
  • Porte d'entrée du centre d'appel d'urgences de l'hôpital Necker à Paris le 10 mars 2020

Sa mère, Sabine, lui avait donné du sirop, des plantes, des inhalations. Puis viennent des glaires, qui l'incitent lundi à emmener sa fille chez le médecin.

Lycéenne en bac pro dans l'Essonne, Julie a commencé à tousser la semaine dernière. Mais son état s'aggrave et elle est transférée dans la nuit de lundi à mardi à l'hôpital Necker, à Paris.

Julie est admise en réanimation mardi. Sa mère, Sabine, affirme qu'elle n'a jamais eu de problème de santé particulier auparavant, et encore moins respiratoire. Un premier test au Covid-19 est alors effectué. Le corps médical a changé de procédure.

La situation a basculé le soir même.

" Elle était déjà grise", dit Sabine. Julie commence alors à ressentir des essoufflements. Plus tard dans la soirée, un second appel alarmant. Vers minuit trente, un second coup de fil demande à la mère de venir en vitesse.

A leur arrivée à l'hôpital Necker vers 1 heure du matin, Julie était déjà décédée. Elles peuvent la voir, lui prennent la main, lui donnent une caresse sur le front. "On l'a cru, comme tout le monde", ajoute Manon, la sœur aînée de Julie. Après avoir ouvert une cagnotte pour la jeune fille, ils réclament également la mise en place d'un soutien psychologique pour leurs enfants: "Comme d'autres, ma fille dort très mal depuis cette terrible nouvelle". Mais chez elle, personne ne s'inquiète encore: on dit que les jeunes ne sont pas touchés. " On a dû choisir parmi nos proches qui sera présent. À 16 ans, Julie A. est morte du coronavirus à Paris, faisant d'elle la plus jeune victime française de la pandémie, pourtant réputée toucher principalement les personnes âgées ou vulnérables". "Personne n'est invincible face à ce virus mutant ", insiste-t-elle. Seule une dizaine de personnes pourront être présentes. Elles ont seulement pu garder une chaîne de baptême et un bracelet. Sa mère et sa sœur ont livré un témoignage des plus poignants. Après une minute de silence, une marche blanche et rouge est prévue. "Le jeudi 4 mai, pour la rentrée, espèrent ses camarades". " Julie aimait danser, chanter, faire rire les gens... Tout sauf rester immobile à ne rien faire".

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