Masques détruits: un plan pour un stock tournant - Édition digitale de Mons

26 Mars, 2020, 23:06 | Auteur: Jonathan Ford
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L'an dernier, le gouvernement avait toutefois décidé de procéder à la destruction de ces masques, ceux-ci ayant atteint leur date de péremption.

Le Vif se réfère à une copie du procès-verbal de la réunion du 6 février du Risk Management Group, structure coordonnant les spécialistes de l'administration et des hôpitaux et qui fournit des recommandations au Conseil national de Sécurité présidé par la Première ministre Sophie Wilmès.

Un plan a été demandé au SPF Santé mais une telle solution est complexe à mettre en œuvre, car elle implique de modifier certaines législations, des adaptations des contrats avec les fournisseurs, l'accord d'autres départements, etc., soulignait encore le cabinet. "L'ancien stock stratégique était stocké à la Défense mais pas dans de bonnes conditions".

Le Vif et Apache ont révélé lundi que des masques de protection FFP2, en pénurie aujourd'hui, avaient été détruits parce qu'ils étaient périmés.

Ne souhaitant pas "répéter les erreurs du passé", Maggie De Block a voulu changer le mode de fonctionnement d'achat et de conservation des masques destinés au personnel médical. "Nous voulions une proposition de stock tournant, où une partie du stock est régulièrement mise sur le marché [pour éviter que le stock ne périme]", précise ainsi son cabinet. Mais le porte-parole Jelle Boone a déclaré que le ministre voulait dire que huit semaines était la période de temps pendant laquelle le virus serait présent dans le pays.

"Acheter des masques sans plan revient à gaspiller l'argent du contribuable", tranche le cabinet, qui se défend d'être resté inactif.

La Belgique, pays de 11,4 millions d'habitants, a enregistré, le 23 mars, 3 743 cas de nouveau Covid-19 et 88 décès, selon les chiffres officiels relayés par l'AFP.

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