Testez en ligne si vous avez les symptômes du Covid-19 — Coronavirus

24 Mars, 2020, 21:42 | Auteur: Lynn Cook
  • Coronavirus: un site internet pour évaluer les symptômes et orienter les Français en cas d'inquiétude

Nez qui coule, gorge qui gratte, toux sèche, fièvre... Mais quelle est la marche à suivre si l'on souffre d'un ou plusieurs de ces maux? Le site maladiecoronavirus.fr, référencé par le ministère de la Santé, permet à tous ceux qui pensent être contaminés par le coronavirus de faire un "test" anonyme et gratuit consistant en 24 questions sur ses symptômes (fièvre, toux, gêne respiratoire, courbatures...) mais aussi sur ses antécédents médicaux ou son âge.

En cas de doute, un site vous propose d'évaluer votre état afin de savoir si vous avez besoin d'être pris en charge. En fonction de vos réponses et des dernières connaissances scientifiques liées au coronavirus, un algorithme - développé en collaboration avec l'Institut Pasteur - vous suggère de "rester vigilent", de "prendre rendez-vous pour une télé consultation" ou bien de "contacter le 15".

Il faut noter que l'objectif visé en mettant en ligne ce site, est de rassurer et de réduire les appels inutiles. Ce samedi 21 mars en début d'après-midi, le chiffre avait bondii à à 1,4 million de connexions, puis 2 millions à 18 h, a annoncé à l'AFP, le Docteur Fabrice Denis, membre de la toute nouvelle Alliance digitale contre le Covid-19. Parmi eux, 12 % ont été orientés vers le Samu, "un chiffre qui confirme l'utilité du site dans l'orientation responsable des patients et la nécessité de poursuivre son déploiement auprès du grand public".

A l'origine de ce dispositif, il y a "Alliance digitale pour le Covid-19" qui est composé de Docaposte, la start-up lilloise Kelindi, l'agence Dernier Cri, Allianz France et le cabinet d'avocats De Gaulle Fleurance & Associés. Les données non nominatives et "stockées dans le plus strict respect de la sécurité et de la confidentialité" par Docaposte seront mis à disposition de l'Institut Pasteur. "Ces indications seront corrélées avec celles des services hospitaliers et on verra si on peut anticiper par exemple une baisse des patients nécessitant une réanimation", a ajouté le cancérologue. Pour permettre d'évaluer l'évolution de l'épidémie, alors que la plupart des malades ne bénéficient pas de tests en laboratoire pour confirmer ou non leur contamination.

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