Patrick Le Lay, ex-dirigeant emblématique de TF1, est décédé

19 Mars, 2020, 17:38 | Auteur: Sue Barrett
  • Disparition de Patrick Le Lay

Né le 16 décembre 1942 à Saint-Brieuc, c'est en tant qu'ingénieur des travaux publics pour diverses sociétés de bâtiment et de travaux publics que Patrick Le Lay se voit chargé en 1987 par Francis Bouygues (dont il a intégré le groupe en 1981) de préparer le dossier de candidature à la privatisation de TF1 dont il est nommé vice-président. C'est sans doute cette phrase malheureuse que l'on retiendra tandis qu'on apprend ce mercredi la mort de Patrick Le Lay.

A ce poste, il transforme la chaîne en leader de la télévision en France - et même au plan européen en audience -, grâce à des émissions grand public drainant une large audience, une position qu'elle conserve encore aujourd'hui malgré une concurrence démultipliée.

Sous sa direction, TF1 devient une machine à engranger les recettes publicitaires, non sans s'attirer des critiques.

"Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible". C'est son fils, Laurent-Éric, qui a annoncé la nouvelle, par un message bouleversant publié sur ses réseaux sociaux. "Ton combat contre la maladie aura été homérique". Il quitte le groupe en 2008 - TF1 étant depuis devenue la première chaîne privée d'Europe - et se consacre à d'autres projets tout en présidant entre-temps le Stade Rennais de 2010 à 2012. Alors que mon père qui était juif avait été arrêté par la Gestapo, Pierre Le Lay (le père de Patrick Le Lay), un intellectuel qui parlait allemand, a sauvé ma mère.

De nombreuses figures des médias ont réagi à sa disparition, à commencer par l'actuel PDG du groupe TF1, Gilles Pélisson.

" Mes pensées vont ce soir à la famille de Patrick Le Lay avec qui j'avais des liens de confiance et d'amitié. C'est quelqu'un que j'aimais profondément", a écrit de son côté Martin Bouygues, le PDG de la maison mère de TF1, sur Twitter.

"Patron rigide et exigeant, rude breton, il n'avait qu'une parole le contraire d'un tordu", a aussi témoigné aussi le journaliste Bruno Masure.

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