Zuckerberg, le patron de Facebook, veut charmer Bruxelles

20 Février, 2020, 08:21 | Auteur: Aubrey Nash
  • Le PDG de Facebook souhaite une réglementation spécifique pour les contenus en ligne

"Je ne pense pas que les entreprises privées devraient prendre seules autant de décisions lorsqu'elles touchent aux valeurs démocratiques fondamentales", écrit-il.

Et de plaider pour un modèle hybride entre télécom et presse: "À l'heure actuelle, il y a deux cadres pour les industries existantes: celui pour les journaux et les médias et le modèle de type télécom". On ne va pas tenir une firme télécom pour responsable, si quelqu'un profère des menaces au téléphone.

Zuckerberg a également fait savoir que Facebook nattendra pas que de nouvelles règles soient mises en place avant dagir. Il a aussi contesté lundi un document de discussion publié par Facebook qui rejette ce qu'il appelle une réglementation intrusive et suggère des règles plus souples selon lesquelles les entreprises feraient des rapports périodiques sur le contenu et publieraient des données sur l'application de la loi, a rapporté Reuters.

Zuckerberg sera aujourd'hui même l'hôte de la Commission européenne. Il a ajouté quils envisageaient au sein de Facebook, d'ouvrir leurs systèmes de modération de contenu à un audit externe. L'entreprise supprime en outre chaque jour plus d'un million de faux comptes, "souvent quelques minutes après qu'ils aient été créés".

Mark Zuckerberg dit employer plus de 35 000 personnes pour examiner le contenu en ligne et faire appliquer les règles de sécurité.

Le fait que Facebook lance à présent elle-même un appel à la réglementation, s'explique de la manière suivante. Ceci nest pas la première sortie du PDG de Facebook sur ce sujet. Et de rappeler que lannée dernière, il avait "appelé à une réglementation dans quatre domaines: les élections, les contenus préjudiciables, la vie privée et la portabilité des données ". Pour lui, les gens doivent sentir que les plateformes technologiques mondiales répondent à quelqu'un, donc la réglementation doit tenir les entreprises responsables lorsqu'elles font des erreurs.

Selon les informations rapportées récemment par le site Politico, le PDG de Facebook Mark Zuckerberg accepte que le projet de réforme de la fiscalité internationale signifie que le groupe qu'il a fondé devra payer davantage d'impôts dans plusieurs pays, nous apprend Reuters. "C'est trop lent, trop faible" en ce qui concerne les responsabilités, a-t-il déclaré. Ce qui pourrait grandement influencer la décision de ladoption dune telle réforme, mais ceci est peut-être sans compter sur les objections des autres entreprises.

Facebook , Google et Twitter sont dans le collimateur des pouvoirs publics suite aux nombreux scandales liés à la propagation de discours haineux, de désinformation, d'ingérence électorale et de fuites de données.

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