Qui sont les principaux candidats — Primaires démocrates

20 Février, 2020, 06:36 | Auteur: Lynn Cook
  • PRESS L'ex-vice-président Joe Biden

Il est évidemment beaucoup trop tôt pour dire qu'il va l'emporter et sa candidature, désormais attaquée de toutes parts, peut encore s'effondrer sous les coups de boutoirs d'une campagne qui va devenir de plus en plus violente à son encontre au fur et à mesure des bons sondages et qui n'est pas à l'abri de révélations spectaculaires, voire de fake news et autres articles nauséabonds qui font malheureusement partie dorénavant des élections et pas seulement aux Etats-Unis.

Sans s'être encore présenté à une seule primaire, Michael Bloomberg grimpe lui à la troisième place de ce sondage avec 14%.

Face à ces accusations reprises par d'autres sur le plateau, Michael Bloomberg a cherché à se présenter en démocrate le plus apte à gagner la présidentielle du 3 novembre, en taclant notamment le socialiste Bernie Sanders, qui n'a, selon lui, "aucune chance de battre le président Trump ".

Si ces scores sont à prendre avec précaution dans des primaires qui se jouent État par État, son ascension spectaculaire inquiète ses rivaux.

Disposant d'une fortune personnelle estimée à environ 60 milliards de dollars, il a déjà dépensé plus de 300 millions en spots publicitaires qui tournent en boucle à la télévision et sur internet. Michael Bloomberg mise tout sur le "Super Mardi " du 3 mars, et sur le vote de poids lourds comme la Californie et le Texas pour engranger les délégués.

Ancien républicain devenu indépendant avant de passer démocrate, Bloomberg y met aussi en avant ses propositions censées aider les minorités.

"La vérité c'est qu'il a été républicain toute sa vie", a lâché Joe Biden mercredi à Las Vegas.

Même le barrage de critiques sur son action à New York (en particulier l'utilisation, lors de ses trois mandats par la police de la ville, la NYPD, de la très controversée technique "stop and frisk" - littéralement "arrêter et fouiller" à la recherche d'armes et de drogues essentiellement - qui a permis de faire baisser la criminalité mais qui avait un biais ethnique - racistes pour ses opposants - en touchant avant tout les afro-américains), le management à la tête de sa société et, surtout, sa fortune (qui le fait mettre dans le même sac que Trump simplement parce qu'il est riche!) n'ont pas réussi à arrêter sa dynamique.

"Je ne voterai pas pour lui".

Mais Rudy Oybal, membre d'un syndicat défendant les employés de bar de 49 ans, était plus ouvert.

"Lors de mon tour du pays, raconte Michael Bloomberg, on me dit souvent, 'vous voulez vraiment une élection entre deux milliardaires newyorkais' et je réponds, 'quel est le deuxième?!'"

À ce propos, un haut conseiller de Michael Bloomberg a indiqué que ce dernier envisageait de vendre sa compagnie, qui emploie quelque 2700 personnes dans le monde. D'autant plus qu'il s'est lancé tardivement dans la course à l'investiture démocrate - le 24 novembre, bien après ses principaux concurrents - et a fait l'impasse sur les premières étapes.

- Railleries de Trump - Les deux milliardaires croisent d'ailleurs déjà le fer sur les réseaux sociaux.

Observateur régulier, et ironique, de la course démocrate, Donald Trump surnomme M. Bloomberg "Mini Mike", en allusion à sa taille (1,70 m).

Bernie Sanders arrive en tête de la moyenne des rares sondages menés dans le Nevada, suivi par Joe Biden.

Après deux résultats très décevants dans l'Iowa et le New Hampshire, l'ancien numéro deux du premier président noir des États-Unis a de quoi s'inquiéter à moins d'une semaine du troisième vote des primaires, dans l'État du Nevada.

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