Diffusion de vidéos intimes : Benjamin Griveaux a déposé une plainte contre X

18 Février, 2020, 10:55 | Auteur: Sue Barrett
  • La maire de Paris Anne Hidalgo lors de la présentation de son programme pour les municipales le 6 février à Paris

Piotr Pavlenski placé en garde à vue dans l'affaire de violence, il a finalement été placé en garde à vue dans "l'affaire Griveaux" ce dimanche peu après sa compagne.

Le couple aurait été interpellé ensemble samedi après midi à la sortie d'un hôtel. Il avait revendiqué la diffusion des vidéos pour dénoncer "l'hypocrisie" de l'homme politique.

Dans l'affaire de la diffusion des vidéos à caractère sexuel attribuées à Benjamin Griveaux, la responsabilité de la mise en ligne des vidéos a été revendiquée par l'artiste russe contestataire Piotr Pavlenski.

Selon le parquet de Paris, la compagne de l'artiste russe Piotr Pavlenski a été placée en garde à vue dans la soirée du 15 février pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "diffusion sans l'accord de la personne d'images à caractère sexuel", dans le cadre de l'enquête ouverte à la suite du dépôt de plainte de Benjamin Griveaux. "C'est quelqu'un qui s'appuie en permanence sur les valeurs familiales, qui dit qu'il veut être le maire des familles et cite toujours en exemple sa femme et ses enfants". Selon une source proche du dossier, c'est elle qui a au départ été la destinataire des vidéos incriminées. "J'ai rarement vu personnalité plus cynique".

L'avocat de Benjamin Griveaux, Me Richard Malka, a dénoncé samedi soir la justification "grotesque" de M. Pavlenki.

Il a également dit douter que M. Pavlenski soit le seul responsable de la diffusion des vidéos.

L'artiste russe, condamné en 2019 pour avoir incendié en octobre 2017 une succursale de la Banque de France à Paris lors d'une "performance artistique", est également mis en cause pour avoir participé à une rixe dans la soirée du 31 décembre dans un appartement à Paris. Il dément en revanche tout rôle dans la divulgation de la vidéo.

Procéduralement, le parquet, ne pouvant le faire seul, doit saisir le bâtonnier s'il souhaite contester la désignation d'un avocat. Depuis 2016, et l'adoption de la loi "pour une République numérique", cette pratique est passible de deux ans de prison et 60 000 euros d'amende (article 226-2-1 du Code pénal).

Le retrait de Benjamin Griveaux a provoqué une onde de choc politique et contraint le parti présidentiel à lui trouver dans l'urgence un successeur pour briguer la Mairie de Paris aux municipales de mars.

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