Griveaux jette l’éponge après des "attaques ignobles" — Municipales à Paris

14 Février, 2020, 19:22 | Auteur: Sue Barrett
  • VIDÉO- Benjamin Griveaux renonce à la mairie de Paris: il dénonce

Benjamin Griveaux a retiré ce vendredi sa candidature à la mairie de Paris suite à la diffusion de vidéos et d'échanges à caractère sexuel. C'est l'artiste contestataire Piotr Pavlenski qui a publié cette vidéo montrant un homme présenté comme Benjamin Griveaux en train de se masturber. "Cette décision me coûte mais mes priorités sont très claires: c'est d'abord ma famille, vous l'aurez compris", a-t-il dit dans une déclaration enregistrée en début de matinée au siège de l'AFP. Ma famille ne mérite pas cela.

"Depuis plus d'un an, ma famille et moi avons subi des propos diffamatoires, des mensonges, des rumeurs, des attaques anonymes, la révélation de conversations privées dérobées ainsi que des menaces de mort", a poursuivi M. Griveaux. Il a confié vouloir "dénoncer l'hypocrisie" de l'ex-porte-parole du gouvernement, affirmant tenir cette vidéo d'une "source" qui avait une relation consentie avec Benjamin Griveaux. "Un site internet et des réseaux sociaux ont relayé des attaques ignobles mettant en cause ma vie privée". Député des Français vivant en Suisse et au Lichtenstein, cet ancien adhérent à En marche a relayé dès jeudi le lien dun article dans lequel on peut voir les vidéos intimes attribuées au candidat LREM à la mairie de Paris, qui a fini par annoncer son retrait vendredi matin. "Cela va trop loin".

Dans les sondages en vue de la bataille pour conquérir l'Hôtel de Ville de Paris, le représentant du parti présidentiel n'arrivait qu'en troisième position, derrière la maire socialiste sortante, Anne Hidalgo, et la candidate du parti de droite Les Républicains, Rachida Dati. En marge de sa déclaration, Benjamin Griveaux a indiqué s'être entretenu tard jeudi soir avec le président Emmanuel Macron, qui l'a selon lui assuré de son soutien "quelle que soit sa décision ", en l'invitant à protéger les siens.

Selon lui, en agissant ainsi il entendait défendre Benjamin Griveaux, et mettre "sur la place publique le problème" de la protection de la vie privée. "Ressaisissons-nous collectivement ou nous allons tous nous noyer dans la fange", prévient l'essayiste et eurodéputé de gauche Raphaël Glucksmann". Ces trois-là sont signés Piotr Pavlenski, un artiste russe réfugié en France, à Paris. Après avoir annulé sa présence à la matinale de RTL, le candidat a décidé de son abandon après une réunion de crise vendredi matin. Dans la salle, plusieurs responsables politiques brillaient par leur absence dont le patron de LREM, Stanislas Guerini, ami proche de Benjamin Griveaux.

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