Royal, une féministe Bidon fascinée par l'électorat islamiste — Mila

04 Février, 2020, 00:40 | Auteur: Sue Barrett
  • Critiquer une religion ça n’empêche pas d’avoir du respect, a déclaré Ségolène Royal

L'ancienne ambassadrice des Pôles a également expliqué qu'elle n'aurait "absolument pas" partagé le hashtag #JeSuisMila pour la soutenir.

"Il y a une liberté de critiquer les religions mais moi je refuse de poser le débat sur la laïcité à partir des déclarations d'une adolescente de 15 ans (Mila a 16 ans, NDLR) parce que ce n'est pas à partir de comportements comme ceux-là qu'on peut poser sérieusement la question de la laïcité", a déclaré Ségolène Royal sur le plateau de l'émission de France 3 "Dimanche en politique ". "Toute la France a vu sa vidéo.", relève-t-elle, souhaitant rester anonyme. Dans cette vidéo, la jeune femme évoquait un récent conflit avec un jeune homme qui l'a insultée en ligne, avant de s'en prendre aux musulmans: "Le Coran il n'y a que de la haine là-dedans, l'islam c'est de la merde".

En lien avec la famille, le rectorat de l'académie de Grenoble s'est ainsi mis en quête d'une solution qui permettrait à Mila de retrouver le plus rapidement possible, et en toute sécurité, le chemin des salles de classe. "Plusieurs options sont sur la table", a précisé à l'AFP Aymeric Meiss, directeur de cabinet de la rectrice de l'académie de Grenoble.

Elle a été inondée de menaces sur les réseaux sociaux.

L'ancienne ministre ose une comparaison: "Si elle avait dit la même chose sur son enseignant, sur ses parents, sur sa voisine, sur sa copine [En quoi l'Islam devrait-il enseigner, éduquer, ou seulement s'imposer à côté de chez Mila?]".

Les propos de la ministre de la Justice Nicole Belloubet, qui a assimilé mercredi la critique des religions à "une atteinte à la liberté de conscience" avant de rétropédaler en plaidant la maladresse, ont notamment beaucoup fait réagir. "Je trouve que ce sont des propos criminels, ce sont des propos coupables", avait réagi Mme Schiappa.

Ce lundi, interrogé par BFM TV, le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer a dit accorder toute son attention à la situation scolaire de Mila et dénoncé sans détour les menaces dont elle est la cible. Il estime qu'une "réflexion sur la responsabilité des réseaux sociaux" doit être menée. Avant d'ajouter: "Il faut toujours fait la différence entre une religion et des personnes".

Les enquêteurs poursuivent en revanche leurs investigations pour trouver les auteurs des menaces de mort exprimées à l'encontre de la jeune fille, qui a porté plainte.

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