François Fillon humble et droit dans ses bottes

02 Février, 2020, 01:43 | Auteur: Sue Barrett
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François Fillon était l'invité de l'émission "Vous avez la parole" sur France 2, jeudi 30 janvier. "Elle n'arrive pas à dépasser cette histoire", confie une source proche du couple au Monde concernant Penelope Fillon.

L'ancien premier ministre et candidat à la présidentielle répondra aux questions des journalistes qui ne manqueront pas de l'interroger sur le procès qui s'annonce dans lequel il devra répondre de détournement de fonds publics, complicité et recel de ce délit, complicité et recel d'abus de biens sociaux et manquement aux obligations déclaratives de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, sur la période allant de 1998 à 2013. Manière d'éviter d'entrer dans le fond de l'affaire et de détourner la faute, même s'il a admis " des erreurs ".

" Je vais pour la première fois devant des juges impartiaux pouvoir me défendre", a souligné François Fillon.

Dans cette affaire, sont aussi jugés son épouse et le maire de Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), Marc Joulaud. "J'ai entraîné ma famille dans une épreuve d'une violence inouïe".

François Fillon va revenir sur le devant de la scène ce jeudi soir.

L'emploi de Penelope Fillon "n'est pas fictif, (.) les preuves seront apportées au cours du procès", a-t-il affirmé. "Pour lui, " toute la procédure était une procédure d'exception, à charge, ne prenant jamais ne compte les arguments " qui étaient les siens".

À l'époque, les révélations en cascade avaient écorné l'image intègre du candidat Fillon. "Là, dans l'enthousiasme du meeting, j'ai dérogé à cette règle et je le regrette", a-t-il ajouté. Travail fictif, costumes offerts, . Une "double erreur", a convenu M. Fillon, d'abord de "confiance" envers quelqu'un "qui ne la méritait pas", et ensuite d'"aveuglement en ne voyant pas" que cela "aurait un effet désastreux".

Pour elle, l'ancien Premier ministre a effectué sa "dernière manifestation de l'homme politique" avant "d'alimenter la chronique judiciaire". "J'avais un patrimoine inférieur à celui de M. Mélenchon. Je n'ai pas d'appartement à Paris, pas de villa au bord de la mer, pas de Ferrari cachée dans la grange de ma maison", a-t-il dit. "Mais il y a une chose que je ne peux pas supporter, c'est qu'on pense que je suis malhonnête, que j'ai cherché à tricher ou à tromper les Français".

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