Énième refus de remise en liberté — Patrick Balkany

01 Février, 2020, 13:51 | Auteur: Sue Barrett
  • Le complexe Louison Bobet de Levallois Peret a été réquisitionner par la préfet pour accueillir des migrants du camp de la porte d'Aubervilliers

"On nous invoque deux virements dont on ne nous avait jamais parlé auparavant qui signifieraient que Patrick Balkany a encore de l'argent je ne sais où".

Il s'agissait de la troisième demande de remise en liberté de Patrick Balkany.

La cour a également rejeté une demande d'abaissement de la caution, d'un montant de 500 000 euros, imposée à l'élu - actuellement incarcéré à la prison parisienne de la Santé (XIVe) - dans le cadre du contrôle judiciaire accordé après sa condamnation pour fraude fiscale. Ainsi, le maire de Levallois-Perret comparaîtra détenu à son procès en appel prévu pour la semaine prochaine si son état de santé le permet.

La cour a estimé que persistait un "risque de fuite" et a relevé que le prévenu avait lui-même reconnu avoir dissimulé des avoirs à l'étranger.

Patrick Balkany a été condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale avec incarcération immédiate le 13 septembre dernier et à cinq ans de prison pour blanchiment aggravé avec mandat de dépôt le 18 octobre. Son épouse Isabelle Balkany, maire par intérim de Levallois, a aussitôt dénoncé cette décision. "La justice, je l'accuse de vouloir tuer mon époux", a-t-elle asséné. La cour a donc jugé que le maintien en détention de l'élu était "l'unique moyen pour maintenir Patrick Balkany à la disposition de la justice". Aujourd'hui encore, le gouvernement est dirigé par un Premier-ministre sans aucune fonction légale et constitutionnelle, avec des ministres démissionnaires apposant leur signature au-bas de documents engageant l'Etat, un véritable galimatias... "Il est effondré, il est en danger mortel", a-t-elle répété.

Le procès en appel de Patrick Balkany pour blanchiment aggravé doit s'ouvrir dans une semaine.

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