Le maire de Wuhan s'attend à un millier de contaminations supplémentaires — Coronavirus

28 Janvier, 2020, 07:10 | Auteur: Lynn Cook
  • Les restrictions de circulation s’étendent en Chine dans l’espoir d’enrayer l’épidémie de pneumonie virale causée par le virus 2019-nCoV qui a fait au moins 56 morts

Il ne s'agit pas de cas de personnes ayant été en contact avec les trois personnes déjà diagnostiquées comme touchées par le nouveau virus 2019-nCoV et hospitalisées à Paris et Bordeaux. Depuis jeudi, Wuhan et sa région sont en effet placés en quarantaine pour prévenir une nouvelle propagation de la maladie. Le nombre de victimes de l'épidémie de pneumonie virale en Chine a bondi à 80 et 2 744 cas ont été confirmés dans le pays. Déjà obligatoire à Wuhan, dans plusieurs grandes villes et dans la province du Jiangxi, il l'est maintenant aussi depuis dimanche dans le Guangdong, laquelle, avec ses 110 millions d'habitants, est la province la plus peuplée de Chine.

Hors de Chine, outre les trois cas observés en France, cinq cas en Thaïlande, cinq cas aux États-Unis, quatre cas en Australie, quatre cas en Malaisie, quatre cas à Singapour, trois cas au Japon, trois cas à Taïwan, trois cas en Corée du Sud, deux cas au Vietnam, un cas au Népal et un cas présumé au Canada ont été enregistrés.

La " stratégie est d'éviter une propagation ", a poursuivi Agnès Buzyn en réitérant les consignes: appeler le Samu au 15 en cas de doute et ne pas se rendre aux urgences ou chez son médecin.

Faut-il porter un masque chirurgical? Ce rapatriement concernera "probablement quelques centaines" de personnes. "Le recensement est en cours", a-t-il précisé. Les professionnels de santé en contact étroit avec les malades pour les soins disposent quant à eux d'équipements de protection spécifiques. En effet, la Jordanie a pris la décision, suite à l'accord des autorités chinoises, de rapatrier ses étudiants gratuitement depuis Wuhan, en attendant de trouver un dénouement à l'épidémie.

Le gouvernement a annoncé dimanche le rapatriement prochain des Français qui le souhaitent de la zone d'épidémie du coronavirus en Chine, alors que six cas suspects sont toujours à l'étude en France. "Nous avons l'impression (...) qu'aujourd'hui la propagation de ce virus-là est plus rapide que le Sras, mais que par contre la mortalité est nettement inférieure", a renchéri la ministre française de la Santé, Agnès Buzyn.

Une épidémie de coronavirus qui progresse sur la planète. La capacité de transmission d'humain à humain s'est en effet intensifiée et la situation épidémiologique est passée à un stade plus compliqué, ont indiqué dimanche les autorités sanitaires locales.

Selon l'OMS, l'épidémie de Sras avait fait 774 morts dans le monde sur 8 096 cas en 2002/2003 avant d'être jugulée, soit un taux de mortalité de 9,5% (contre 34,5% pour la seule autre épidémie provoquée par un coronavirus, le Mers). La période d'incubation de la maladie, durant laquelle une personne est infectée mais ne présente encore aucun symptôme, est généralement de 10 jours. Entre le moment où une personne est exposée au virus et le moment où elle développe des symptômes, il s'écoule en général environ sept jours, mais ce délai peut, dans de rares cas, être de onze à douze jours.

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