L'opposant Juan Guaido à Bogota pour rencontrer Mike Pompeo — Venezuela

25 Janvier, 2020, 16:25 | Auteur: Lynn Cook
  • Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, le président colombien Ivan Duque et le leader de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido le 20 janvier 2020 à Bogota- AFP

" Il est le dirigeant élu du Venezuela ", " j'ai hâte de le rencontrer", a confirmé le chef de la diplomatie américaine aux journalistes qui l'accompagnent dans l'avion entre Berlin, où il a participé à une conférence internationale sur la Libye, et Bogota.

En visite à Bogota, première escale d'une tournée en Amérique latine et dans les Caraïbes, M. Pompeo a renouvelé le soutien de Washington aux adversaires du chef de l'Etat chaviste.

Un gouvernement sourd et arrogant (.) ne peut donner de leçons de démocratie à personne, et certainement pas au Venezuela, a écrit Jorge Arreaza en français.

Lundi, M. Pompeo a assuré que les Etats-Unis, qui considèrent la réélection de M. Maduro en 2018 comme frauduleuse, continueraient à travailler "pour rétablir la démocratie au Venezuela", affirmant que "les citoyens rejettent l'autoritarisme et exigent la liberté".

Il a en outre condamné la "misère infligée" par M. Maduro aux habitants de son pays en crise et qu'ont fui environ 4,6 millions de Vénézuéliens au cours des dernières années, dont 1,6 million se trouvent dans la Colombie voisine.

A l'issue de sa rencontre avec M. Pompeo, M. Duque a demandé plus de sanctions contre le Venezuela pour l'"appui que la tyrannie et la dictature de Nicolas Maduro donne aux groupes terroristes sur son territoire". Guaido qui il y a un an presque jour pour jour s'autoproclamait président de la République a échoué à évincer Nicolas Maduro du pouvoir.

" La Colombie, notre amie et alliée, a déclaré le Hezbollah organisation terroriste".

Au même moment, le Commandement sud des États-Unis a annoncé un exercice militaire commun de troupes américaines et colombiennes du 23 au 29 janvier.

Bogota a plusieurs fois dénoncé la présence au Venezuela de guérilleros de l'Armée de libération nationale (ELN), ainsi que de dissidents de l'ex-rébellion marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), avec le soutien présumé des autorités du pays frontalier.

C'est face à une audience clairsemée que Juan Guaido s'est présenté, hier, dans la salle principale du Forum de Davos.

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