L'Algérie accueille demain une réunion des pays voisins de la Libye

25 Janvier, 2020, 09:29 | Auteur: Lynn Cook
  • Les pays voisins de la Libye se réuniront demain à Alger

Cinq pays en plus de l'Algérie participeront à cette réunion.

A l'initiative de l'Algérie, la réunion a rassemblé autour d'une même table les ministres des Affaires étrangères de Tunisie, d'Egypte du Tchad ainsi que du Mali. Le Mali, pays n'ayant aucune frontière avec la Libye y prendra part également "au vu des retombées de la crise libyenne sur ce pays voisin", explique le département de Sabri Boukadoum dans un communiqué relayé par le quotidien El Moujahid.

Cette rencontre "s'inscrit dans le cadre de ses intenses efforts pour la consolidation de la coordination et la concertation entre les pays du voisinage de la Libye et les acteurs internationaux afin d'accompagner les Libyens dans la dynamisation du processus de règlement politique de la crise à travers un dialogue inclusif et de permettre à ce pays frère et voisin de sortir de la situation difficile qu'il vit et de construire un État des institutions où prévaudra la sécurité et la stabilité", indique le MAE dans son communiqué. Les forces pro-Haftar estiment que le Gouvernement d'Union national de Tripoli veut utiliser l'aéroport pour faire débarquer des soldats envoyés par Ankara. Une trêve est observée depuis le 12 janvier aux portes de la capitale libyenne entre les proGNA et les proHaftar qui ont lancé en avril 2019 une offensive pour s'emparer de Tripoli. Plusieurs pays africains s'étaient plaints d'avoir été tenus à l'écart du processus dit de Berlin, où promesse a été faite de respecter un embargo sur les armes et de ne plus interférer dans les affaires libyennes.

Invité à Berlin, le nouveau président algérien Abdelmadjid Tebboune avait proposé d'héberger un "dialogue" interlibyen.

Une réunion à laquelle les deux rivaux directs ne participent pas non plus. "Rien que la mobilisation (des forces algériennes) et l'achat d'armes entraînent des dépenses que l'on pourrait consacrer au développement (.) Chaque fois que nous apprenons qu'il y a un type d'armes (en Libye), nous achetons les (mêmes) armes pour y faire face", a observé encore M. Tebboune.

Alger veut relancer le dialogue Soucieuses de rester à égale distance des deux camps et hostiles à toute ingérence étrangère, les autorités algériennes ont multiplié les consultations pour tenter de contribuer à une solution politique.

Le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan est quant à lui attendu ce dimanche à Alger pour une visite officielle de deux jours.

A son retour d'Alger, le ministre allemand a fait escale à Tunis, où il a exprimé le "regret" de son pays d'avoir convié trop tardivement à la conférence de Berlin la Tunisie -qui avait alors décliné l'invitation, et a réaffirmé l'engagement allemand à la faire participer au suivi du dossier libyen, selon la présidence tunisienne.

Recommande: