Les avocats de Donald Trump réclament son acquittement immédiat

21 Janvier, 2020, 11:13 | Auteur: Lynn Cook
  • Procès en destitution de Donald Trump au Sénat: une

Donald Trump est représenté par Mes Pat Cipollone, Jay Sekulow, Pat Philbin et Mike Purpura.

Donald Trump est seulement le troisième président dans l'histoire des États-Unis à subir un procès en destitution.

C'est la première fois depuis que l'équipe de défense a été annoncée vendredi par la Maison-Blanche qu'elle présentait ses arguments, calqués sur ceux avancés depuis septembre par Donald Trump et les républicains.

L'équipe juridique de la Maison-Blanche, qui a recruté quelques vedettes des prétoires comme l'ex-procureur Kenneth Starr, qui tenta de faire tomber Bill Clinton dans l'affaire Lewinsky, a d'ailleurs appelé le Sénat à "acquitter immédiatement" le 45 président des États-Unis.

Ils ont accusé dans leur argumentaire les Démocrates de la Chambre d'avoir approuvé deux actes d'accusation "fragiles", et d'utiliser la procédure de mise en accusation comme un "outil politique visant à invalider le résultat des élections 2016, et à interférer avec les élections 2020". Et d'avoir fait pression sur Kiev en conditionnant notamment une aide militaire cruciale à l'annonce d'une telle enquête.

Dénonçant un "processus truqué" qui a abouti à "une perversion dangereuse de la Consitution", ses avocats ont estimé que les chefs d'accusation adoptés avec les seules voix démocrates n'étaient pas passibles de destitution, car "ils ne comportent aucun crime ou violation de la loi".

Ils nient en outre les faits qui lui sont reprochés, arguant que Donald Trump a finalement rencontré Volodymyr Zelensky en septembre à l'ONU et que l'aide militaire a été débloquée - même si entre-temps, le scandale avait éclaté.

Un des avocats du président Donald Trump, Alan Dershowitz.

A l'approche du procès en destitution de M. Trump, qui doit s'ouvrir sous peu au Sénat à majorité républicaine, les Démocrates de la Chambre ont dévoilé samedi un résumé de 111 pages de leur dossier d'accusation.

Ils y reprennent les principaux éléments de l'acte d'accusation qu'ils ont voté à la fin de l'année dernière.

Pour les démocrates chargés d'assumer le rôle des procureurs, le président affirme ainsi " que le Sénat ne peut pas le destituer même si les accusations contre lui sont prouvées ". "Le président Trump n'a rien fait de mal et a confiance que son équipe le défendra, ainsi que les électeurs et notre démocratie, contre cette procédure en destitution illégitime et sans fondement", maintient la Maison Blanche. John Roberts a ensuite procédé à la prestation de serment collective, avec cette image forte: 100 sénateurs américains, tous debout, main droite levée pour jurer de juger le président américain de façon impartiale, conformément à la Constitution.

Un autre bras de fer est engagé sur la durée et le déroulement du procès, qui s'est formellement ouvert jeudi mais entrera mardi 21 janvier dans le vif du sujet. En pleine campagne pour sa réélection, le président a été mis en accusation mi-décembre par la Chambre des représentants pour "abus de pouvoir" et "entrave à la bonne marche du Congrès" dans le cadre de l'affaire ukrainienne.

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