Pourquoi la France entame un virage pro-russe — Rencontre Macron-Poutine

10 Décembre, 2019, 04:56 | Auteur: Lynn Cook
  • Vladimir Poutine

"La rencontre est en cours", déclarait peu avant 19H00 GMT la porte-parole de M. Zelensky, Ioulia Mendel. Les deux hommes ont eu aussi une bilatérale consacrée notamment à leur différent gazier à l'Elysée après le sommet.La rencontre entre Vladimir Poutine et Angela Merkel est aussi très attendue, en pleine crise diplomatique entre les deux pays sur fond d'assassinat d'un Géorgien à Berlin imputé à une "entité étatique russe" ou à la Tchétchénie. Un peu plus jusqu'au Donbass, territoire frontalier de la Russie, meurtri depuis bientôt six ans par un conflit qui a fait 13 000 morts. Une réunion "format Normandie", comme jargonnent les diplomates, en référence à la région française où les dirigeants des quatre pays s'étaient retrouvés pour la première fois en 2014. Cette fois, au 55 rue du Faubourg Saint-Honoré, les échanges se sont prolongés lors d'un dîner, avant une conférence de presse qui devait avoir lieu devant 500 journalistes accrédités pour l'occasion.

Les combats ont fortement baissé en intensité depuis les accords de Minsk en 2015. Et chaque mois, des morts sont à déplorer dans des accrochages ou sur des mines. Si la paix n'est pas encore au rendez-vous, Emmanuel Macron et Angela Merkel, la seule à avoir participé à tous les sommets "Normandie" avec Vladimir Poutine, espèrent poser des jalons dans cette direction au sommet de Paris.

"Des progrès ont été accomplis sur le retrait des forces, l'échange de prisonniers et la clarification du cessez-le-feu", a déclaré Emmanuel Macron.

Le président russe Vladimir Poutine a salué un "pas important" vers une désescalade. Paris plaide désormais pour une sortie du "gel actuel " avec Moscou, même si ce rapprochement n'est pas toujours bien perçu par l'ensemble de ses partenaires européens. Les troupes belligérantes ont reculé dans trois petits secteurs de la ligne de front. Le président français, confronté à une vague de grèves pour sa réforme des retraites, entend faire de ce sommet un succès.

"Je refuse que nous soyons le plat que se passent les gros +patrons+, je veux que nous soyons à la table (des négociations) au même niveau que les autres!", a assuré Volodymyr Zelensky à ses concitoyens. "Si l'on veut progresser, la Russie doit aussi faire un geste", a prévenu le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas.

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