Treize militaires français tués dans l'accident de deux hélicoptères — Mali

08 Décembre, 2019, 10:20 | Auteur: Lynn Cook
  • Infographie des combattants

Elle s'est recueillie dans l'enceinte de la chapelle ardente où les 13 corps ont été réunis sur la base de Gao, avant leur rapatriement vers la France, et a rencontré leurs frères d'armes, a indiqué le ministère des Armées dans un communiqué. Il tient à saluer le courage des militaires français engagés au Sahel et leur détermination à poursuivre leur mission. Les deux hélicoptères qui les transportaient sont entrés en collision alors qu'ils appuyaient des commandos parachutistes au sol qui venaient de repérer des pick-up suspects, dans le sud du Mali. Aucun des militaires embarqués n'a survécu.

Les treize militaires morts sont le capitaine Nicolas Mégard, le capitaine Benjamin Gireud, le capitaine Clément Frisonroche, le lieutenant Alex Morisse, le lieutenant Pierre Bockel, l'adjudant-chef Julien Carette et le brigadier-chef Romain Salles de Saint-Paul, ils faisaient tous les sept partie du 5e Régiment d'hélicoptères de combat de Pau.

Le président Emmanuel Macron se recueille devant le cercueil du colonel Arnaud Beltrame lors d'un hommage national dans la cour des Invalides, le 28 mars 2018 à Paris.

Lui-même ancien pilote d'hélicoptère, Frédéric Barbry a expliqué que ces militaires étaient engagés dans une opération "parmi les plus difficiles".

Au cours d'une opération au Mali, les deux hélicoptères entrés en collision ont entraîné l'un des bilans les plus lourds auxquels l'armée française a été confrontée.

Les deux boîtes noires ont été récupérées pour être analysées par des enquêteurs. Un hélicoptère de combat Tigre est entré en collision avec un hélicoptère de manœuvre et d'assaut Cougar, selon l'Etat-major des armées, entraînant la mort de six officiers, six sous-officiers et un caporal-chef se trouvaient à bord.

"Passé le moment des hommages et du deuil, on ne pourra pas échapper à une interrogation collective sur le devenir et les modalités de l'intervention française".

L'opération française Barkhane mobilise 4.500 hommes dans la bande sahélo-saharienne. Mais, après six ans de présence ininterrompue, l'horizon est de plus en plus obscurci.

"Nous n'atteindrons jamais une victoire définitive", a concédé, sans fard, le général François Lecointre.

Les élus de la France Insoumise (LFI) ont eux aussi fait part de leur "très vive émotion", mais détonnent quelque peu dans le paysage politique français. Le terrorisme, nous savons ce qu'il a produit ici, en France.

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