La lycéenne qui a tenté de s’immoler était "suivie médicalement"

28 Novembre, 2019, 12:50 | Auteur: Lynn Cook
  • Seine-Saint-Denis: une jeune fille tente de s'immoler par le feu devant ses camarades    google street view

Par ailleurs, l'Académie de Créteil invite à "la plus grande prudence concernant le relais de rumeurs diffusées notamment sur les réseaux sociaux".

"J'ai vu un psy cet après-midi". La jeune fille, en cours, aurait quitté sa classe pour se rendre dans le hall de l'établissement, où elle se serait aspergée d'un liquide inflammable avant de mettre le feu.

La jeune femme s'est ensuite jetée par la fenêtre du premier étage après avoir couru dans les couloirs.

" Deux surveillants ont réussi à éteindre l'incendie " avant l'arrivée des secours, selon les sapeurs-pompiers de Paris.

La lycéenne, qui souffrait de troubles psychologiques a été transportée à l'hôpital dans un état très grave. Voici ce que l'on sait de ce drame.

Le 8 novembre, Anas K., un étudiant de 22 ans, s'était immolé devant un bâtiment des services universitaires à Lyon (centre-est). D'après Le Parisien, la jeune fille était suivie par un professionnel et les enseignants lui prêtaient une attention particulière, en contact avec ses parents. Si la lycéenne a bien été absente pendant trois semaines - elle était revenue au lycée la semaine dernière - c'est d'un commun accord avec la famille. Est-ce parce que certains élèves ont vu les proches de la victime s'entretenir avec l'administration qu'ils en ont déduit qu'elle avait été exclue?

Lundi après-midi, le parquet de Bobigny a ouvert une enquête et confiée les investigations au commissariat du Raincy afin de faire la lumière sur ce drame.

"Nous ignorons en l'état les motifs de sa tentative de suicide", a dit une autre source proche de l'enquête. L'Académie de Créteil indiqué que les élèves seraient pris en charge mardi matin "pour un temps d'écoute" et que la cellulle psychologique sera maintenue "autant que de besoin".

Un travail doit être mené au sein de l'établissement avec les élèves sur " la propagation des rumeurs sur les réseaux sociaux ", a précisé le rectorat.

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