UE. La justice valide l’étiquetage " colonies israéliennes "

15 Novembre, 2019, 17:53 | Auteur: Lynn Cook
  • Produits originaires de colonies La décision qui fâche Israël

L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a salué mardi la décision de la justice européenne selon laquelle les denrées alimentaires originaires des territoires occupés par Israël doivent être étiquetées comme provenant de "colonies israéliennes".

Or la mention "produit d'Israël" risquerait d'induire le consommateur en erreur si elle vise des denrées produites dans les territoires palestiniens, et a fortiori dans les colonies de peuplement israéliennes qui s'y trouvent.

Par Mohamed K. - Très attendu de la part des défenseurs de la cause palestinienne, l'arrêt rendu hier 12 novembre 2019 par la Cour de justice de l'Union européenne, sur l'étiquetage des produits en provenance des colonies israélienne, fera assurément date dans les annales du droit européen et international. Elles contestaient un acte de l'État français, qui avait indiqué en 2016 aux opérateurs économiques que les aliments importés depuis des territoires occupés par Israël devaient porter la mention "colonie israélienne". Elle avait été prise en application du règlement européen sur l'information des consommateurs.

De l'autre côté, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a déploré cette "décision discriminatoire et intolérable".

La Cour de Justice vient clarifier la situation, suivant ainsi les conclusions formulées par son avocat général en juin dernier.

Un argument en plus qui renforcera davantage la position du Front Polisario dans ses recours introduits devant la même Cour contre les nouveaux accords agricole et de pêche entre l'UE et le Maroc, incluant illégalement le Sahara Occidental.

Aux yeux de l'institution, "sans cet étiquetage, les consommateurs n'ont aucun moyen de savoir d'où viennent les produits".

Dans un communiqué, Israël a fait savoir qu'il "rejette fermement " cette décision.

Selon l'UE, cet étiquetage est obligatoire pour les fruits et légumes frais, le vin, le miel, l'huile d'olive, les œufs, la volaille, les produits d'origine biologique et les cosmétiques. "Une telle décision va renforcer le mouvement BDS qui va l'utiliser pour dire sa haine de l'Etat d'Israël", a-t-il déploré.

"Le seul but de la décision est de cibler Israël et d'appliquer deux poids deux mesures contre lui", a critiqué le ministère israélien des Affaires étrangères. L'Union européenne est le premier partenaire commercial d'Israël, avec des échanges qui avoisinait les 36,2 milliards d'euros en 2017, dont seulement 14,7 milliards euros d'importations de l'Union européenne proviennent d'Israël. Les importations d'Israël vers l'UE se sont elles montées à environ 14,7 milliards d'euros la même année.