Burkina Faso : Une attaque fait 16 morts dans une mosquée

15 Octobre, 2019, 08:33 | Auteur: Lynn Cook
  • Ouagadougou Burkina Faso

Des forces militaires du Burkina Faso à Ouagadougou, le 2 mars 2019 (illustration).

Au moins seize personnes ont été tuées et deux blessées grièvement vendredi soir dans une attaque contre une mosquée à Salmossi, à une vingtaine de kilomètres de Gorom-Gorom, dans le nord du Burkina Faso, a-t-on appris samedi de sources sécuritaire et locale.

Un millier de personnes se son rassemblé samedi à Ouagadougou pour "dénoncer le terrorisme et la présence de bases militaires étrangères en Afrique" à l'appel d'une dizaine d'organisations de la société civile à l'occasion des "journées anti-impérialistes". "Treize personnes sont mortes au cours de l'attaque et trois autres ont succombé quelques heures après suite à de graves blessures", a-t-elle ajouté.

Le Burkina Faso est pris depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences attribuées à des groupes armés jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres au groupe Etat islamique. Selon la presse locale, les victimes sont des fidèles musulmans qui étaient à la prière au sein de la mosquée de Salmossi.

" Depuis ce matin (samedi), les populations ont commencé à fuir la localité ", a-t-il dit, évoquant un " climat de panique malgré le renfort militaire qui a été déployé " après l'attaque.

Non encore revendiquée, cette nouvelle attaque est amputée aux groupes armés opérant dans cette région du pays. Depuis début 2015, les attaques djihadistes, en particulier dans le Nord et l'Est, ont fait plus de 600 morts.

Les forces de défense et de sécurité burkinabè, mal entraînées, mal équipées et mal encadrées, se sont montrées incapables d'inverser une tendance de plus en plus meurtrière avec quasiment une attaque par jour.

En raison du refus de la mairie, les organisateurs, qui souhaitaient défiler à travers la capitale, ont opté pour un meeting à la Bourse du travail où ils ont scandé "armée française et forces étrangères, on n'en veut pas", "armée française hors du Burkina Faso" et "forces étrangères hors d'Afrique".

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