Maduro suspend le dialogue avec l'opposition — Venezuela

08 Août, 2019, 12:52 | Auteur: Lynn Cook
  • Le président vénézuélien Nicolas Maduro et son homologue cubain Miguel Diaz Canel, le 28 juillet 2019 à Caracas

Le gouvernement vénézuélien "dénonce devant la communauté internationale une nouvelle et grave agression de l'administration Trump via des décisions arbitraires (qui relèvent du) terrorisme économique contre le peuple du Venezuela", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Le gouvernement affirme néanmoins qu'il ne quitte pas la table des négociations: " Le Venezuela se prépare à revoir les mécanismes de ce processus afin qu'ils s'accordent avec les intérêts de notre peuple ".

Les Etats-Unis utiliseront "tous les outils adaptés" pour mettre fin à la "dictature" de Nicolas Maduro au Venezuela, a déclaré mardi la Maison Blanche, au lendemain du gel total des biens aux Etats-Unis du gouvernement vénézuélien. Les délégations devaient se retrouver sur l'île caribéenne pour de nouveaux pourparlers jeudi et vendredi, toujours sous l'égide de la Norvège. Après des contacts exploratoires entre les deux camps et une première rencontre à la mi-mai à Oslo, les discussions ont repris à La Barbade depuis le 8 juillet.

Dans un communiqué publié vendredi, le gouvernement norvégien avait indiqué que les délégués du gouvernement et de l'opposition s'étaient engagés à trouver une solution " constitutionnelle " à la crise vénézuélienne. Il est également reproché aux autorités vénézuéliennes ses "tentatives de discréditer le président par intérim Juan Guaido", en référence à l'opposant qui s'est autoproclamé dirigeant du pays peu de temps après l'investiture de Nicolas Maduro pour un second mandat.

M. Guaido a estimé sur Twitter que la mesure prise par les Etats-Unis visait à "protéger les Vénézuéliens".

"Mercredi, il a assuré que les sanctions allaient frapper les dirigeants chavistes et non pas les citoyens".

L'objectif de Washington est de taper le régime de Caracas au portefeuille.

Ce dernier est en prison depuis un an pour son lien supposé avec une attaque aux drones contre le chef de l'État socialiste.

Il s'agit à ce jour des sanctions les plus importantes contre Caracas décidées par l'administration américaine, qui a ciblé par le passé la compagnie pétrolière publique PDVSA et plusieurs dizaines de représentants et d'entités vénézuéliens. ", a écrit le ministre sur Twitter". "Ceux qui ont commencé le 'jeu' de demander des sanctions contre la nation (.) avec des buts politiques minables doivent être punis par la loi".

Le général Padrino n'a pas précisé nommément qui il visait.

Les Etats-Unis ont aussi annoncé qu'ils prendraient des sanctions contre toute entreprise qui effectuerait des transactions commerciales avec le gouvernement socialiste. Mais d'autres pays comme la Russie, la Chine, la Turquie ou encore Cuba, qui ne reconnaissent que le président élu du Venezuela comme dirigeant légitime, ont décliné l'invitation. Quelque 3,3 millions de Vénézuéliens se sont exilés depuis 2015, selon l'ONU.

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