Un feu dans un sous-marin fait 14 morts

03 Juillet, 2019, 21:13 | Auteur: Lynn Cook
  • Pavillon de la Marine russe

Selon le ministère de la Défense cité par les agences russes, les 14 personnes tuées, des sous-mariniers de l'armée russe, ont été intoxiquées par les émanations dues à l'incendie. Les autorités ne donneront pas d'information, invoquant le secret d'Etat.

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié mardi de "grande perte" la mort de 14 marins dans un incendie à bord d'un sous-marin de recherche de l'armée russe, réclamant une enquête sur la tragédie.

L'incident tragique survenu dans les eaux territoriales russes s'est produit à un moment où le sous-marin atomique était engagé dans des recherches environnementales et dans l'océan Arctique.

L'incendie s'est déclaré lors d'une opération visant à recueillir des données sur les fonds marins, selon l'armée russe, qui précise que le submersible est basé dans la ville fermée de Severomorsk, dans la région de Mourmansk dans l'Arctique. Le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, a confirmé mercredi, depuis Severomorsk, qu'il y avait des survivants parmi l'équipage, dont un civil "représentant de l'industrie " évacué en premier dans une partie hermétiquement isolée.

Selon des sources citées par les journaux russes RBK et Novaïa Gazeta, le sous-marin serait un sous-marin nucléaire AS-12, mais celui-ci ne serait pas armé.

En présentant ses condoléances aux familles, mardi soir, Vladimir Poutine a précisé que l'on comptait parmi les victimes deux "Héros de la Russie " et sept "capitaines de premier rang", grade le plus élevé chez les officiers navigants russes. Vingt-trois membres d'équipage sur 118 avaient survécu plusieurs jours à l'explosion d'une torpille, qui avait entraîné celle de tout le stock des munitions, mais ont fini par mourir, faute d'avoir été secourus à temps - Poutine ayant refusé toute aide internationale. La disparition du Koursk reste à ce jour la pire catastrophe qu'ait connue la marine russe, et une ombre au tableau du maître du Kremlin, durement critiqué pour sa gestion de l'affaire.

En 2008, 20 personnes étaient mortes asphyxiées à bord du submersible russe Nerpa en mer du Japon, après avoir inhalé du gaz fréon émis par le système anti-incendie. Les spécialistes relèvent des problèmes de discipline et de respect des normes de sécurité sur les chantiers navals.