Un drone ira explorer Titan en 2034 — NASA

01 Juillet, 2019, 10:05 | Auteur: Lynn Cook

La NASA a officiellement annoncé sa démarche d'explorer Titan, la plus grande lune de Saturne, à l'aide d'un drone quadricoptère, pendant une durée de 3 ans.

La mission Dragonfly consistera donc à chercher des processus biochimiques semblables à ceux qui ont pu exister sur Terre, voire à trouver des indices de vie, éteinte ou, mieux encore, en activité. Mais il faudra patienter un peu.

La mission s'appelle Dragonfly (libellule) et décollera en 2026, pour un atterrissage en 2034 sur Titan, dix fois plus éloignée du Soleil que la Terre et particulièrement gelée: la température moyenne y est de -179°C. Ce sera la première fois qu'un appareil butinera sur un autre astre.

Dragonfly, avec ses huit rotors, volera dans le ciel de Titan.

Jusqu'à présent, seuls des atterrisseurs fixes ou des rovers ont été posés dans le système solaire, sur Mars, Venus, la Lune ou des astéroïdes. Et le rover américain Curiosity, le seul actuellement actif sur Mars, ne peut rouler qu'une centaine de mètres par jour, après quoi il doit recharger ses batteries. Rappelons qu'un petit hélicoptère de la Nasa - Mars Helicopter Scout - se prépare à voler sur Mars en 2021 avec la mission Mars 2020. Mais ce n'est pas de l'eau: ils sont faits de méthane, rendu liquide par la température ultra-basse. Le drone Dragonfly aura un parcours bien rempli, effectué en "bonds" d'environ 9 km: il se posera notamment à plusieurs endroits pour prélever des échantillons, des dunes équatoriales de Shangri-La - qui ressemblent aux dunes linéaires de Namibie -, au cratère de Selk, où se trouverait de l'eau à l'état liquide et des substances organiques, des molécules complexes qui contiennent du carbone, combinées avec de l'hydrogène, de l'oxygène et de l'azote, des éléments essentiels à l'apparition de la vie.

" Dragonfly va visiter un monde rempli d'une grande variété de composés organiques qui sont les briques de la vie et pourraient nous renseigner sur l'origine de la vie elle-même", déclare Thomas Zurbuchen, administrateur adjoint de la Nasa pour les sciences.

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