Trump gèle les tarifs douaniers avec la Chine

29 Juin, 2019, 20:41 | Auteur: Aubrey Nash
  • Donald Trump quittant la Maison-Blanche le 26 juin 2019

Les président chinois Xi Jinping et américain Donald Trump ont décidé samedi de relancer les négociations commerciales entre les deux pays, Washington renonçant à taxer davantage les importations chinoises, selon l'agence officielle chinoise.

Elles avaient été brutalement interrompues en mai, et Washington a menacé ensuite d'imposer de nouvelles taxes à l'importation, qui auraient frappé la totalité des plus de 500 milliards de dollars de biens chinois achetés chaque année par les États-Unis.

Un peu plus tôt, le président américain a déclaré que les deux pays étaient ouverts à la conclusion d'un accord commercial, qui serait historique.

Au précédent G20 de Buenos Aires, fin 2008, les deux hommes avaient joué plus ou moins la même partition, se retrouvant pour un dîner et gelant provisoirement la surenchère de droits de douanes. La Chine, opposée aux États-Unis par une guerre commerciale, soulignera l'importance de préserver l'ordre mondial, mais émettra des propositions qui lui sont favorables.

Mais la ratification du Mercosur promet d'être difficile, le texte suscitant l'inquiétude des agriculteurs européens face à un afflux de produits sud-américains, en particulier brésiliens.

Cette formulation remplace la condamnation explicite du protectionnisme qui a longtemps été la marque de fabrique du G20, mais dont l'administration Trump ne veut pas entendre parler. Il y aura bien une "déclaration 19+1", en clair un soutien de tous les membres du G20 sauf les États-Unis au grand accord de Paris de lutte contre le réchauffement climatique.

Les signataires s'accordent sur " l'irréversibilité " de cette entente, dans des termes similaires à ceux publiés à l'issue du G20 de l'an dernier.

Pendant que Xi et Trump négociaient, les diplomates des vingt pays pesant 85% du PIB mondial continuaient de s'écharper sur le climat, au moment où l'Europe subit une canicule inédite, considérée par les scientifiques comme un symptôme sans équivoque du dérèglement climatique. "La Turquie est un pays ami", a-t-il martelé. "Nous avons fait de grandes choses ensemble, nous sommes un partenaire commercial très important", a-t-il ajouté. Dans tweet presque désinvolte, il évoque une possible rencontre inédite avec le leader nord-coréen Kim Jong Un dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées. Il a loué son "travail extraordinaire", ignorant les questions répétées sur l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi.

Les images de télévision montrent notamment Vladimir Poutine trinquer à distance avec son homologue américain Donald Trump, chacun étant assis de part et d'autre de l'hôte du G20, le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

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