D-Day : Macron et Trump se remercient

09 Juin, 2019, 08:52 | Auteur: Lynn Cook
  • A 30 minutes de la cérémonie en présence du Prince Charles à Bayeux la foule se presse aux abords de la cathédrale

La France s'apprête à commémorer jeudi le débarquement allié du 6 juin 1944, en présence de Donald Trump et d'Emmanuel Macron, dans un contexte diplomatique délicat, et de quelque 500 vétérans souvent centenaires, dans une Normandie déjà en fête mercredi.

Réunis sous un grand ciel bleu dans le cimetière américain de Colleville-sur-mer (Calvados), le président français et son homologue américain ont rendu un vibrant hommage aux combattants du "jour le plus long" dont l'arrivée sur le plages normandes a permis de libérer l'Europe du joug nazi.

" Vous auriez vos chances, cela ne fait aucun doute", a répondu Donald Trump.

Cette bataille est considérée comme une étape décisive face à l'armée allemande durant la Seconde guerre mondiale avant la libération de Paris le 25 août 1944, qui a mis fin à quatre années d'occupation de la capitale française.

A l'occasion du 75ème anniversaire du débarquement, Donald Trump et son épouse étaient invités par la reine Elizabeth II afin d'assister aux différentes commémorations. Premier à s'exprimer, Emmanuel Macron s'est d'abord livré à un véritable plaidoyer pour le multilatéralisme. Invoquant la mémoire des soldats tombés, il a répété qu'elle imposait de "faire vivre l'alliance des peuples libres" et donc de faire vivre l'ONU, l'Otan et l'UE, ces organisations régulièrement critiquées par Trump.

Le président américain a pris depuis son arrivée à la Maison blanche en janvier 2017 une série de décisions unilatérales, que ce soit sur l'accord relatif au programme nucléaire iranien, l'accord de Paris sur le climat ou encore sur le commerce. Applaudi à de multiples reprises par les quelque 10.000 personnes venues assister à la cérémonie, il a dressé un parallèle entre le "patriotisme farouche" du "peuple fier et souverain" qui s'était engagé il y a 75 ans, et celui qu'il dirige aujourd'hui.

Gare à Donald Trump, on pourrait bien lui ravir Melania! "Mais nous avons bon espoir".

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