Jared Kushner a présenté ses "idées" pour le Moyen Orient à Bruxelles

06 Juin, 2019, 14:35 | Auteur: Lynn Cook
  • Le conseiller à la Maison Blanche Jared Kushner lors de la Conférence sur la paix et la sécurité au Moyen Orient à Varsovie Pologne le 14 février 2019

" Au cours de la conversation sur le Moyen-Orient, le Président Juncker et la Haute Représentante pour la diplomatie de l'UE Federica Mogherini ont écouté les idées de M. Kushner et souligné l'intérêt fondamental de l'Union européenne pour une paix et une stabilité durables dans la région", a expliqué la porte-parole. "Je comprends pourquoi les gens pensent qu'il s'agit d'un accord que seuls les Israéliens pourront aimer" a encore admis Mike Pompéo, qui n'a pas démenti le compte rendu du Washington Post lors d'un entretien ultérieur, en Suisse, avec un réseau de télévisions américaines.

Aucune précision n'a été fournie sur les idées présentées par Kushner pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

Dans un entretien accordé au site d'information américain Axios, Jared Kushner a estimé dimanche que les Palestiniens n'étaient pas prêts à se gouverner eux-mêmes. L'incertitude demeure sur ses aspects politiques, de loin les plus délicats.

La conférence à Bahreïn, à laquelle l'Autorité palestinienne ne participerait pas, viserait à promouvoir le "volet économique" du plan de paix, selon The Guardian, et à promouvoir les investissements dans les territoires palestiniens.

La date de la révélation des aspects du plan n'a pas encore été clairement fixée.

L'UE défend la solution dite à deux Etats, c'est-à-dire la création d'un Etat palestinien coexistant avec Israël.

Fermeture du bureau de l'OLP à Washington, arrêt des aides aux palestiniens, reconnaissance américaine d'Al Qods comme capitale israélienne contre le consensus mondial, entre autres, ont fait monter le sentiment de méfiance vis-à-vis de la partialité de l'administration Trump sur le conflit israélo-palestinien. C'est "placer la barre haut" que d'imaginer que les Palestiniens puissent gérer un Etat sans ingérence militaire ou gouvernementale israélienne, a-t-il affirmé.

Israël a fait part de sa présence au sommet du Bahreïn mais, avec les élections qui se profilent au mois de septembre, le Premier ministre Benjamin Netanyahu pourrait s'inquiéter de donner son aval à un plan susceptible d'être repoussé par ses partisans de droite.

Il considère toutefois que les Palestiniens devraient "avoir droit à l'autodétermination", ajoutant que les détails seront connus prochainement lorsque le plan de paix sera dévoilé.

"J'espère qu'à terme ils seront capables de gouverner" leur pays, Jared Kushner, réputé lui aussi très proche de Benjamin Netanyahu.

Lundi, le Washington Post a cité des propos tenus par le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo lors d'une rencontre à huis-clos avec des responsables juifs qui ont fuité dans la presse.

Interrogé sur le scepticisme affiché par Pompeo, Trump a déclaré aux journalistes aux abords de la Maison-Blanche qu'il pouvait " avoir raison ".

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