Présidentielle: la situation s’enlise en Algérie

04 Juin, 2019, 02:45 | Auteur: Lynn Cook
  • Des manifestants déploient le drapeau algérien le 31 mai 2019 à Alger. RYAD KRAMDI  AFP

Le Conseil Constitutionnel vient de déclarer l'impossibilité de l'organisation de ce scrutin. "Le Conseil constitutionnel, réuni les 21, 24 et 27 Ramadhan 1440 correspondant aux 26 et 29 mai et 1er juin 2019, à l'effet de délibérer sur les dossiers de candidature pour l'élection du président de la République prévue le 4 juillet 2019, s'est prononcé par le rejet des deux dossiers de candidature déposés auprès de lui, en vertu de deux décisions individuelles n°18/D.CC/19 et n°19/D.CC/19 datées du 1er juin 2019", précise, en effet, le communiqué. Le communiqué du Conseil constitutionnel a été formulé de sorte à susciter les interprétations. Le premier, c'est-à-dire l'article 182, souligne notamment que le Conseil constitutionnel est une institution indépendante chargée de veiller au respect de la Constitution et qu'elle veille, en outre, à la régularité des opérations de référendum, d'élection du Président de la République et d'élections législatives. Pour ce qui est de l'article 193, ce dernier est relatif à la surveillance des élections. "Les pouvoirs publics en charge de l'organisation des élections sont tenus de les entourer de transparence et d'impartialité".

Il convient de rappeler que pas plus que la semaine dernière, des spécialistes en droit constitutionnel se sont exprimés sur le fait que la Constitution autorise le chef de l'Etat à convoquer le corps électoral de nouveau. Le chef de l'Etat, selon le communiqué de cette haute institution, doit donc convoquer à nouveau le corps électoral.

"Ces experts ont appelé à trouver d'autres solutions inspirées de la Constitution et à prendre des " mesures politiques supplémentaires " pour dépasser cette phase et à engager des consultations pour mettre en œuvre les articles 7 et 8 de la Loi fondamentale, " fondées sur la volonté et souveraineté populaires ".

Le Conseil constitutionnel algérien a annoncé qu'il était "impossible" d'organiser l'élection présidentielle le 4 juillet comme prévu, a rapporté dimanche la télévision publique, sans fournir de nouvelle date pour le scrutin. Parmi elles figuraient notamment celles émises par trois chefs de parti politique.

Les conditions ne sont pas réunies pour la tenue de l'élection présidentielle en Algérie.

Le Conseil constitutionnel a statué hier sur la validité des deux dossiers de candidature à la présidentielle qu'il a eu à traiter. Il a prononcé l'impossibilité de tenir l'élection présidentielle à la date du 4 juillet prochain.

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