Gros désaccord sur les conditions financières de la fusion — Renault-Fiat-Chrysler

03 Juin, 2019, 11:05 | Auteur: Aubrey Nash
  • Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire. REUTERS  Philippe Wojazer

Renault reste "ouvert" à un potentiel rapprochement avec Nissan, même si la priorité est désormais donnée à la fusion avec Fiat Chrysler, a déclaré ce jeudi le président du conseil d'administration du constructeur français. C'est ce qu'affirme le site internet des Échos, citant des sources dans " l'entourage " de FCA. "C'est à prendre ou à laisser, et rapidement!", ajoute cette source.

" FCA s'est basé sur les cours de Bourse du 24 mai dernier, dernière cotation avant l'annonce".

Qui plus est, les calculs intégreraient déjà une prime en faveur de Renault. "Jusqu'à l'arrestation spectaculaire de Carlos Ghosn en novembre, il n'était que rarement tombé sous les 70 euros", relèvent Les Échos, pour expliquer pourquoi les Français se sentent lésés à ce stade.

" La proposition est équilibrée à la fois en termes de valorisation et en termes de gouvernance, et sur le plan industriel", s'est bornée à indiquer à l'AFP une source dans l'entourage du constructeur italo-américain. Ceci réduira d'autant sa valeur lors de l'opération: les parités relatives seraient ainsi ramenées à 51,3 % pour FCA et 48,7 % pour Renault.

Jean-Dominique Senard, présent cette semaine à Tokyo avec le directeur général de Renault, Thierry Bolloré, a tenté de rassurer son allié de 20 ans au cours d'une réunion de quelques heures mercredi.

L'offre améliorée, qui doit encore être formalisée et acceptée, prévoit également d'installer le siège social des activités opérationnelles du groupe fusionné en France et d'accorder à l'État français un siège à son conseil d'administration, ont dit dimanche à Reuters deux sources au fait du dossier. "Ce type de proposition est forcément négociable", indique cette personne bien informée des discussions en cours.

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