L'Iran ne s'étonne pas des accusations américaines — Sabotage de navires

01 Juin, 2019, 10:26 | Auteur: Lynn Cook
  • Le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton est arrivé aux Emirats arabes unis pays allié de Washington

Jeudi, "un fonctionnaire iranien était présent" lors de la réunion des dirigeants arabes et musulmans, selon Al-Jazira, et "Téhéran a nié toute implication dans ces attentats".

Téhéran a "fermement rejeté" les accusations lancées mercredi par John Bolton, les qualifiant de "risibles".

Les bateaux - deux pétroliers saoudiens et un norvégien ainsi qu'un cargo émirati - ont été la cible de " mines navales, très vraisemblablement d'Iran ", a déclaré à des journalistes John Bolton, arrivé mardi aux Émirats arabes unis, pays allié de Washington. "Il n'y a aucun doute dans l'esprit de qui que ce soit à Washington sur l'identité du responsable de cette situation", a dit John Bolton, faisant référence à l'Iran, grand ennemi des États-Unis".

La délégation de la Turquie, un poids lourd de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), à ce sommet était conduite par le ministre des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu.

"Bolton et les autres bellicistes et bellicistes doivent savoir que la patience stratégique, la vigilance accrue et la préparation totale de la République islamique d'Iran, qui découlent de la volonté d'un grand pays résistant, empêcheront la matérialisation de leurs sinistres plans pour créer le chaos dans la région", a-t-il ajouté.

Le responsable américain a aussi fait état d'une " attaque infructueuse sur le port saoudien de Yanbu quelques jours avant celle des pétroliers ".

Il n'a cependant donné aucune précision sur cette "attaque" qui aurait visé la principale ville pétrolière de l'ouest du royaume saoudien, sur la mer Rouge.

Les relations déjà tendues entre Washington et Téhéran se sont envenimées depuis le début du mois: l'Iran a suspendu certains de ses engagements pris en vertu de l'accord de 2015 encadrant son programme nucléaire, un an après le retrait américain de ce texte, tandis que l'administration Trump a renforcé ses sanctions contre l'économie iranienne. Les Etats-Unis ont annoncé vendredi le déploiement de 1.500 soldats supplémentaires au Moyen-Orient, invoquant des "menaces persistantes" contre les forces américaines émanant du "plus haut niveau" du gouvernement iranien.

Dans un tweet peu avant l'ouverture du sommet, le roi Salmane a affirmé l'intention des pays de l'OCI de "faire face avec fermeté aux menaces et aux actes de sabotage pour qu'ils ne gênent pas le développement de nos nations et de nos sociétés".

L'administration Trump a également informé le Congrès américain de nouvelles ventes d'armes à l'Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, invoquant les mêmes raisons pour contourner la possibilité dont disposent les parlementaires de bloquer ce type de contrat.

Les Etats-Unis et les Emirats arabes unis ont par ailleurs annoncé mercredi l'entrée en vigueur d'un accord de coopération en matière de défense mutuelle.

Des généraux iraniens ont eux menacé de fermer en cas de guerre le détroit d'Ormuz, par lequel passent 35% du pétrole transporté par voie maritime.

"L'absence de riposte décisive et de mesures dissuasives et fermes pour faire face aux pratiques terroristes du régime iranien dans la région, lui ont permis de persévérer dans ses agissements", a-t-il dit notant que "nous devons travailler ensemble pour faire du monde arabe une zone économique et culturel influente dans le monde, reflétant les potentiels économiques, culturelles et historiques dont regorgent nos pays et nos peuples".

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