Claude Lelouch : " Je crois beaucoup à la force du présent "

22 Mai, 2019, 20:11 | Auteur: Sue Barrett
  • Rwanda la source de la réconciliation post-génocide

Le réalisateur a avoué à l'AFP qu'il savait qu'il aurait "le trac" avant de fouler le tapis rouge pour ce nouveau film, son 49e, lui qui voit Cannes comme "un casino, une arène" où "tout peut se produire".

A leurs côtés se trouvaient également ceux qui jouaient leurs enfants en 1966 - Antoine Sire et Souad Amidou - aujourd'hui quinquagénaires et qui reprennent leur rôle dans la suite - ainsi que les actrices Monica Bellucci et Marianne Denicourt.

Claude LELOUCH. - J'ai le sentiment d'avoir fait le tour du monde, des émotions, et d'être revenu à la maison. Dès son premier plan dans Les Plus Belles Années d'une vie - image d'un homme seul au milieu des autres, un homme perdu dans les méandres de sa mémoire vacillante -, il est bouleversant. L'idée de reprendre encore une fois le flambeau lui a été soufflée par "le temps qui passe", explique-t-il. Dimanche 19 mai, France Culture a remis ses trois prix de cinéma à László Nemes (Prix France Culture Cinéma des Etudiants pour son film Sunset), Jean Paul Civeyrac (Prix International Students Award UniFrance / France Culture pour son film Mes provinciales), et à notre invitée, Margaret Menegoz, qui a reçu le Prix France Culture Consécration pour l'ensemble de son oeuvre. Et l'alchimie fonctionne toujours entre Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimé, l'un des plus beaux couples de l'histoire du cinéma. Forcément nostalgique et désabusée, cette fable autour de la vieillesse, invite à une escapade sur le tard, comme une dernière bouffée d'air frais, sur les traces d'un passé chéri, qui résiste à tomber dans l'oubli.

Son histoire avec Cannes avait commencé avec "Un homme et une femme", sélectionné in extremis en 1966. L'occasion pour le Gardois Jean-Louis Trintignant de remonter les marches à l'âge de 88 ans.

"J'ai fait ce film un peu comme un dernier film, donc on a pris tous les risques".

Le succès de ce film, "ça m'a permis d'être un cinéaste indépendant, libre", poursuit-il. "Cannes c'est un peu mon père et ma mère".

Recommande: