Emmanuel Macron apparaîtra sur des affiches de campagne — Elections européennes

21 Mai, 2019, 02:07 | Auteur: Lynn Cook
  • Nathalie Loiseau

Il y brocarde notamment le Rassemblement nationale et défend l'idée "d'une taxation commune du kérosène en Europe". " On a passé des mois à dire qu'il fallait redonner de la vigueur à notre démocratie et l'on considérerait qu'il n'est pas important d'aller voter?"

"Ce que je veux, c'est que les Européens s'unissent pour se faire respecter", a attaqué Nathalie Loiseau, tête de liste de La République en marche et du MoDem aux Européennes, sur France 3. Et comme il l'a déjà fait auparavant, Emmanuel Macron a repris le Brexit en contre-exemple, en lâchant: " C'est ce qui s'est passé il y a trois ans avec les Britanniques pour le Brexit.

L'AfD allemande, qui pourrait apporter 11 élus au Parlement européen le 26 mai, est représentée par l'eurodéputé George Meuthen, le FPÖ autrichien par l'eurodéputé Harald Vilimski, le Vlaams Belang flamand par l'eurodéputé et ancien président Gerolf Annemans. "La bière que je bois le plus souvent est une bière mexicaine et je ne déteste pas les bières chinoises", a avoué le Premier ministre lors du Facebook live de la liste Renaissance. "Ecrivons l'histoire ensemble!", s'exclame le chef de la Ligue italienne Matteo Salvini sur une affiche ne citant que son parti, quand la présidente du Rassemblement national (ex-Front national) français, Marine Le Pen, qualifie "d'historique" cette réunion de "tous les partis nationaux d'Europe".

"Il faut arrêter avec le Loiseau bashing", s'est de son côté insurgé sur Europe 1 le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand. " De quoi essayer de mobiliser cet électorat qui a été séduit en 2017 pour un discours clairement proeuropéen et qui depuis a pu être déçu". "Nous voulons vivre en France comme des Français, en Italie comme des Italiens et plus largement en Europe comme des Européens", a martelé Marine Le Pen.

Le week-end a été rythmé par un tir de barrage concerté de la majorité contre le Rassemblement national, accusé d'être le cheval de Troie des plans de Trump et Poutine pour affaiblir l'Europe. Celle-ci a assuré dans une conférence de presse que son mouvement " respectait " les règles de financements des partis politiques, alors que le RN est visé en France par une enquête sur de présumés emplois fictifs au Parlement européen. Il a refusé de se placer dans l'hypothèse d'une victoire du RN, en déclarant: "Je n'ai pas l'esprit de défaite, j'ai l'esprit de conquête". "Drapeau français au-dessus de sa tête, Dominique Verny, un militant du RN venu d'Antibes, se félicite que Salvini ait " fait baisser l'immigration " alors que Macron " n'a pas pris le bâton pour la France ".

Quant à l'avenir de son Premier ministre en cas d'échec dimanche, Emmanuel Macron là, aussi, veut pour l'instant clore le sujet et faire taire, jusqu'à dimanche, toutes les spéculations. " Je n'ai jamais fait de politique fiction, réplique ainsi le chef de l'Etat". "J'ai toute confiance en Edouard Philippe qui s'engage sans compter auprès des proeuropéens, a-t-il conclu". Elle a également dénoncé une "Union européenne qui fait soufler sur l'Europe les vents mauvais de la mondialisation sauvage" et défendu la "liberté pour chaque peuple de décider pour lui-même, (.) de choisir ses coopérations, de définir ses protections".

D'après Europe 1, ces affiches sur lesquelles le visage du chef de l'Etat est apparu, vont être imprimées en 60 000 exemplaires. Une manière d'offrir des perspectives et d'enjamber l'élection.

Le RN, lui aussi, privilégie en cette fin de campagne la mise en scène d'une opposition frontale et exhorte ses électeurs à " voter contre Macron ".

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