L'Opep se réunit sur fond de tensions dans le Golfe — Pétrole

20 Mai, 2019, 09:22 | Auteur: Aubrey Nash
  • RYAD CONVOQUE UN SOMMET DES ETATS DU GOLFE APRÈS DES ATTAQUES

"Plus jamais de menaces à l'encontre des États-Unis", a lancé dimanche Donald Trump sur Twitter.

Les tensions entre Washington et Téhéran se sont exacerbées, alors que les Etats-Unis ont annoncé le déploiement dans le Golfe du porte-avions Abraham Lincoln et de bombardiers B-52, invoquant des "menaces" de la part de l'Iran.

Adel al-Joubeir, ministre d'État saoudien aux Affaires étrangères, a affirmé lors d'une conférence de presse que l'Iran déstabilisait la situation au Moyen-Orient et a réitéré l'intention de l'Arabie saoudite de ne pas déclencher une guerre dans la région en premier, rapporte la chaîne Al-Arabiya.

La dernière sortie de Donald Trump (" les dirigeants iraniens devraient m'appeler ") pourrait prêter à sourire si l'enjeu n'était pas grave... en l'occurrence, rien de moins qu'une nouvelle guerre du Golfe, après de mystérieux " actes de sabotage " dimanche dernier contre quatre navires de commerce dont deux saoudiens dimanche dernier au large des Emirats arabes unis; des attaques de drones, mardi, contre un grand oléoduc en Arabie saoudite, alliée des Etats-Unis, par des rebelles yéménites soutenus par l'Iran; et la menace des EU de déployer un porte-avions, un navire de guerre et une batterie de missiles. En réponse, l'Iran a suspendu une partie de ses engagements le 8 mai. Il n'était pas clair dans l'immédiat qui était derrière cette attaque. Selon les médias américains, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton fait pression en faveur d'une ligne dure contre l'Iran, mais d'autres au sein de l'administration sont opposés.

L'Arabie saoudite se dit prêt à réagir.

Le ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a indiqué que dans les " circonstances critiques " actuelles les pays du Golfe et arabes devaient faire preuve d'unité.

Avec la volonté d'user de son influence diplomatique dans la région pour mieux contrer son rival, Ryad a demandé la convocation de sommets du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et de la Ligue arabe.

Les alliés régionaux du royaume ont salué l'invitation saoudienne. Également membre de l'organisation, l'Iran, dont le secteur pétrolier est frappé par des sanctions américaines, était absent de la rencontre.

Malgré la chute des exportations de pétrole iranien et vénézuélien et une baisse de la production des membres de l'Opep à hauteur de 1,2 million de barils par jour depuis janvier, les stocks de brut continuent d'augmenter, selon le ministre émirati de l'Energie, Souheil al-Mazrouei.

Ces attaques sont intervenues quelques jours après des "actes de sabotage" non revendiqués dans le Golfe qui ont touché entre autres des pétroliers saoudiens.

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