Six morts dans l'attaque d'une église à Dablo (nord) — Burkina

13 Mai, 2019, 09:35 | Auteur: Lynn Cook
  • Une attaque contre une église catholique au Burkina Faso plusieurs morts                AFP 2019 ISSOUF SANOGO

La quarataine d'assaillants, qui sont arrivés à bord de motos, ont pris d'assaut dimanche matin en pleine messe, l'église catholique de Dablo, à 45km de Barsalgho, dans la province du Sanmentenga, région du Centre-nord, relate l'AIB. "J'ai présidé ce samedi le Conseil Supérieur de la Défense Nationale au cours duquel, nous avons passé en revue, les actions menées par les Forces de Défense et de Sécurité dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme", a déclaré Roch Marc Kaboré sur son compte Twitter.

En effet, fin mars, six personnes avaient été tuées lors de l'attaque de l'église protestante de Silgadji, dans le nord du Burkina Faso. "[Les assaillants] ont pu immobiliser certains fidèles". Ils ont tué cinq. Cinq fidèles et le prêtre qui célébrait la messe ont été tués.

"Ils ont incendié l'église, puis des boutiques et un maquis (petit restaurant ou bar) avant de se rendre au centre de santé où ils ont fouillé le local et incendié le véhicule de l'infirmier chef de poste", a ajouté M. Zongo.

D'après le maire Ousmane Zongo, entre vingt et trente hommes armés ont fait irruption dans l'église. "Dans la ville règne un climat de panique".

Il s'agit de la première attaque visant une église catholique au Burkina depuis le début des attaques terroristes dans le pays. Les boutiques et magasins sont fermés. "C'est pratiquement une ville morte", a-t-il expliqué. Cette attaque a eu lieu deux jours environ après la libération, dans la nuit de jeudi à vendredi dans le nord du Burkina, de quatre otages - deux Français, une Sud-Coréenne et une Américaine.

Les attaques ciblent régulièrement des responsables religieux, principalement dans le Nord. Selon des sources sécuritaires, ceux-ci étaient "considérés comme pas assez radicaux" par les jihadistes ou "accusés de collaborer avec les autorités".

L'attaque des églises fait partie de la stratégie des jihadistes, estiment des experts, afin de "faire monter les tensions ethniques et déstabiliser le pays", comme l'explique un membre de Human Rights Watch.

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