Un 1er Mai sous très haute tension (EN DIRECT)

01 Mai, 2019, 16:08 | Auteur: Lynn Cook
  • Des manifestants participant à un rassemblement des gilets jaunes

"On n'a pas peur des cortèges syndicaux mais des gilets jaunes et des blacks blocs", a résumé la veille son propriétaire, Serge Tafanel, craignant que sa brasserie ne subisse le "sort du Fouquet's", pillé et brûlé lors de l'Acte XVIII des gilets jaunes le 16 mars.

Des milliers de personnes manifestaient dans toute la France mercredi, dans une ambiance très tendue à Paris pour un 1er Mai où avaient lieu des heurts entre "blacks blocs" et police, une situation qui contraste avec l'ambiance bon enfant en région.

LDH Mtp - SAF Mtp Gilets jaunes - Projet citoyen34 - Carmagnole - Marche pour l'Égalité des personnes handicapées - MRAP Mtp - 5eme saison - Collectif Inter-établissement contre la loi Blanquer - Centre démocratique kurde de Mtp. C'est une journée de mobilisation et elle revêt toute son importance après les annonces d'Emmanuel Macron qui a dit: "Je vous ai compris, je ne change rien ". Souvent théâtre de débordements spectaculaires depuis le début dumouvement des "gilets jaunes", la capitale était quadrillée par un fort dispositif de policiers et gendarmes, qui procédaient à des contrôles aléatoires de sacs et véhicules.

Ce mercredi, le cortège syndical parisien, à l'appel de la CGT, FSU, Solidaires, l'Unef, l'UNL et FO, démarrera à 14H30 de Montparnasse à la place d'Italie.

La plupart d'entre elles manifesteront ensemble, l'après-midi, dans la capitale française sur un parcours fortement sécurisé, le long duquel tous les commerces, débits de boissons et restaurants devront être fermés le temps du défilé.

À partir de 13h, plusieurs associations* réunies derrière la LDH Montpellier investissent l'esplanade Charles De Gaulle pour un Forum consacré aux Gilets Jaunes.

Les syndicats ne veulent pas que leurs revendications soient brouillées par les violences.

Les "réformistes" CFDT, CFTC, Unsa, avec l'organisation de jeunesse Fage, organiseront ainsi une mobilisation propre, dans la matinée place de l'Odéon, également à Paris, avec comme mot d'ordre "pour une Europe sociale et environnementale". "Ça brouille le message", a dit sur RTL Yves Veyrier, le numéro un de Force ouvrière.

Déçus la semaine dernière par les annonces du président de la République, visant à calmer la grogne des "gilets jaunes" et évaluées par Bercy à 17 milliards d'euros, les syndicats réclament notamment une hausse du pouvoir d'achat.

"J'espère que ce soir on retiendra que des organisations syndicales ont porté des préoccupations, des revendications sociales et des propositions", a souligné Laurent Berger (CFDT). Mais une fois de plus, ils vont manifester en ordre dispersé, échouant à renouveler le défilé commun de 2002 pour "faire barrage" à Jean-Marie Le Pen. D'autres rassemblements importants étaient prévus à Toulouse, Lyon ou encore Strasbourg, où environ 2 000 personnes, selon un journaliste de Reuters, se sont retrouvées. À Paris, la police avait recensé 20 000 manifestants (la CGT 55 000) dans le cortège syndical et 14 500 venus hors cortège.

Recommande: