Montauban : deux écoliers grièvement blessés par la chute d'un arbre

22 Avril, 2019, 03:21 | Auteur: Lynn Cook
  • Des gendarmes devant l'entérée de l'école Jules Ferry à Bessens le 18 avril 2019

L'arbre qui était dans la cour de l'école primaire Jules Ferry est tombé "sous l'effet du vent", explique la préfecture. L'arbre, d'une douzaine de mètres de haut et d'un poids d'environ cinq tonnes, s'est alors abattu sur trois enfants: deux garçons de six et sept ans, scolarisés en classe de CP, et une petite fille de maternelle.

Ils demeurent hospitalisés en soins intensifs à l'hôpital Purpan de Toulouse. "L'un a eu la jambe droite broyée à hauteur du genou " et a dû être amputé, tandis que l'autre " souffre d'une compression thoracique et de la ceinture pelvienne ", a précisé Laurent Czernik.

Leur pronostic vital n'est plus engagé, mais le petit Damien a dû être emputé de la jambe. Mais les pompiers ne sont parvenus à libérer les deux enfants coincés qu'à 17h40.

Un arbre de la cour d'une école de cette commune située à une vingtaine de kilomètres au sud de Montauban, est tombé sur trois jeunes enfants, "l'un a réussi à sortir seul" tandis que deux autres en "urgence absolue" ont été évacués vers l'hôpital de Purpan à Toulouse, a annoncé la préfecture.

L'expert, nommé par la justice, a rendu ses premières conclusions ce vendredi, au lendemain de la chute d'un arbre sur des enfants de 7 et 8 ans dans la cour de l'école Jules-Ferry de Bessens, dans le Tarn-et-Garonne, à l'heure de la récré. Météo-France a précisé que des rafales de vent pouvaient atteindre jeudi après-midi 50 km/h dans la région de Montauban. Une cellule médico-psychologique est en place. "L'arbre était très vieux, il y avait du vent mais ce n'était pas exceptionnel, on ne nous a jamais parlé de danger", a confié à l'AFP la mère de deux petites filles qui se trouvaient près de l'arbre au moment de sa chute.

Une enquête pour "blessures involontaires" a été ouverte. L'école, placée sous scellés, est restée fermée le vendredi 19 mars. L'arbre centenaire aurait eu besoin de beaucoup plus pour se déraciner, à moins que son tronc ait été auparavant fragilisé par une maladie ou un nuisible. Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a rappelé vendredi sur BFM la nécessité de faire preuve "d'une très grande prudence sur l'ensemble des éléments qui peuvent constituer un danger dans une école, dans un collège ou dans un lycée".

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