Intervention de Macron : les "gilets jaunes" n'en attendent rien

22 Avril, 2019, 03:31 | Auteur: Lynn Cook
  • Acte 22 des Gilets jaunes à Paris 13 avril 2019

En fin d'après-midi, tout était prêt à l'Elysée pour l'allocution où Emmanuel Macron devait, à 20 heures tapantes, enfin livrer ses réponses à la crise des "gilets jaunes" et au grand débat.

Après des consultations tous azimuts qui se sont poursuivies ce week-end, le chef de l'Etat prononcera une allocution à 20h00 pour "dévoiler les chantiers daction prioritaires" et avancer "les premières mesures concrètes en réponse aux préoccupations soulevées dans le cadre du grand débat national".

Selon le programme initial, le chef de l'Etat devait faire de "nouvelles annonces" mercredi et détailler ses grands chantiers, au cours d'une conférence de presse dans la salle des fêtes de l'Elysée.

Dimanche soir, Emmanuel Macron a mis la dernière patte à ses annonces, en recevant le Premier ministre Edouard Philippe et une partie de son gouvernement. Si le président de la République a tout fait pour ménager le suspense jusqu'au bout, voici les pistes d'actions qui reviennent régulièrement et qu'il pourrait reprendre à son compte.

La piste la plus probable est une baisse de l'impôt sur le revenu, avec l'ajout de nouvelles tranches d'imposition, pour rendre l'impôt sur le revenu plus progressif.

Selon cette enquête, une large majorité de Français (87%) jugent nécessaire d'obliger les médecins à s'installer dans les déserts médicaux. En revanche, 54 % sont contre la suppression de l'ENA, l'école de la haute administration pourtant fortement décriée dans la rue.

Également sur la table: la prise en compte du vote blanc, la suppression des avantages des anciens présidents, Premiers ministres et ministres, la création de conseillers territoriaux - réforme proposée par Nicolas Sarkozy -, l'amélioration du paiement de la pension alimentaire aux mères célibataires.

Concernant la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, mesure très contestée, Emmanuel Macron s'est dit ouvert à des aménagements locaux, au risque de désavouer le Premier ministre.

Mais les oppositions en doutent.

Pour Macron, pas question de rétablir l'ISF, mais pour plus de justice sociale, LREM milite pour que le nouvel impôt sur la fortune immobilière (IFI) soit alourdi. Son souhait: raboter certains crédits d'impôts pour les Français les plus aisés afin de financer la baisse de l'impôt sur le revenu.

Sur RTL/LeFigaro/LCI, Mme Le Pen a de nouveau défendu "une dissolution" l'Assemblée nationale et la mise en place d'un système de "proportionnelle avec une prime au parti arrivé en tête". Dans tous les cas, Emmanuel Macron "n'aura pas de seconde chance", prévient le président du Sénat, Gérard Larcher (LR).

Ainsi plusieurs figures du mouvement des Gilets jaunes ont indiqué qu'elles n'attendaient rien de ce discours.

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