"Notre pays est complet", lance Donald Trump aux immigrants

08 Avril, 2019, 09:20 | Auteur: Lynn Cook
  • Le président américain Donald Trump s'exprime sur la situation à la frontière avec le Mexique le 4 avril 2019 à la Maison Blanche à Washington- AFP

Après avoir participé au briefing sur la migration et la sécurité aux frontières dans la commune Calexico de Californie, à la frontière mexicaine, le président américain Donald Trump a étudié sur place le mur érigé entre les Etats-Unis et le Mexique.

Donald Trump s'est rendu vendredi à Calexico, petite ville californienne aux portes du Mexique, pour délivrer de la plus simple des manières son message contre l'immigration clandestine : les Etats-Unis n'ont plus de capacités d'accueil, ils sont "complets ".

Il s'agit de la dernière menace en date du président américain pour demander au Mexique de renforcer sa lutte contre les "caravanes" de migrants.

Donald Trump maintient donc la pression sur le Mexique, mais il avait fait savoir jeudi qu'il ne mettrait pas pour l'instant en application sa menace de fermer purement et simplement la frontière, en raisons de conséquences économiques qui seraient considérables pour les deux pays. ", "si vous construisez le mur, ma génération l'abattra", disaient quelques-unes des pancartes brandies par les manifestants".

"Cette annonce a provoqué une vive réaction de Mexico, qui a déploré que Washington mêle les deux sujets".

" Pour le gouvernement mexicain, il est très important de maintenir séparés les thèmes migratoires et commerciaux", a déclaré Graciela Marquez Colin lors d'une conférence de presse.

Donald Trump a fait de la lutte contre l'immigration clandestine l'un des sujets centraux de son mandat.

Le 45e président des Etats-Unis reproche aux Mexicains de laisser les migrants originaires d'Amérique centrale, essentiellement du Honduras, du Guatemala et du Salvador, transiter sur son sol pour rejoindre les Etats-Unis. "Ils ne font rien pour nous" et "profitent des Etats-Unis", a-t-il déclaré.

" Fermer la frontière pourrait avoir un impact économique catastrophique sur notre pays et j'espère que nous n'allons pas le faire ", avait mis en garde en début de semaine le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell. "Franchement c'est mieux et moins drastique de taxer les voitures que de fermer la frontière". Donc on va leur donner un an pour stopper les migrants et on taxera leurs voitures. "On va voir s'ils vont continuer", a lancé Donald Trump mardi, en se disant "totalement prêt", sinon, à verrouiller la frontière.

Selon RFI, chaque jour, 1,7 milliards de dollars de produits transitent par la frontière entre les deux pays. La balance commerciale est déficitaire pour les Etats-Unis qui importent notamment du Mexique des pièces détachées essentielles pour l'industrie automobile ou des produits agricoles nécessaires à l'industrie alimentaire. La fermeture de la frontière aurait un effet immédiat sur les prix des fruits et légumes que consomment les Américains.

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