Encore une hausse des émissions de CO2 liées à l'énergie en 2018

30 Mars, 2019, 09:10 | Auteur: Aubrey Nash
  • La centrale thermique de Niederaussem, le 16 janvier 2019Plus

Selon l'Agence Internationale de l'Énergie (IEA), la demande globale en énergie a encore augmenté de 2,3 % l'année dernière. Avec pour conséquence une augmentation des émissions de CO2 mondiales, responsables du réchauffement climatique.

Le switch progressif de l'industrie mondiale de l'Energie vers le gaz naturel se précise. L'AIE se dit particulièrement inquiète de cette situation étant donné qu'elle semble vouée à perdurer: alors que la durée de vie de ces centrales est d'une cinquantaine d'années, la moyenne d'âge des centrales asiatique n'est que de 12 ans.

Malgré une croissance à deux chiffres de l'éolien et du solaire, ce sont encore les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) qui ont comblé cet appétit mondial en énergie, porté l'an dernier par la croissance économique et des besoins plus importants pour le chauffage et la climatisation dans certaines régions du monde, note l'AIE. Les vagues de froid ont stimulé la demande de chauffage et, surtout, les températures estivales plus chaudes ont fait grimper la demande de climatisation.

La Chine, l'Inde et les États-Unis sont responsables de 85 % de cette hausse.

C'est la plus forte augmentation de la demande annuelle depuis 2010.

L'Europe est la seule région où les rejets de gaz carbonique ont reculé l'an dernier.

Cette forte consommation a entraîné, pour la seconde année consécutive, une progression des émissions de gaz à effet de serre liées à l'énergie. La demande de gaz en Chine a augmenté de près de 18 %.

La demande mondiale de pétrole a augmenté de 1,3 %, les États-Unis étant à nouveau en tête de la hausse mondiale pour la première fois en 20 ans grâce à une forte expansion de la pétrochimie, à une production industrielle en hausse et aux services de camionnage.

Le nucléaire a également progressé de 3,3 % en 2018, la production mondiale atteignant les niveaux d'avant Fukushima, principalement grâce à de nouveaux ajouts en Chine et au redémarrage de quatre réacteurs au Japon.

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