" "Fermeté du gouvernement face aux mobilisations des " gilets jaunes " — France

24 Mars, 2019, 10:55 | Auteur: Lynn Cook
  • Gilets jaunes à Metz

Après les saccages de samedi dernier et le limogeage du préfet de police, le dispositif policier a été revu et renforcé à Paris et les manifestations ont été interdites des périmètres clés dans plusieurs villes, comme sur les Champs-Elysées à Paris ou la place du Capitole à Toulouse. Selon la préfecture des Alpes-Maritimes, elle n'aurait été que "légèrement blessée". Samedi dernier, ils étaient, d'après la même source, 32 000 dans l'ensemble du pays, dont 10 000 à Paris.

Les forces de l'ordre ont fait des sommations puis procédé à des tirs nourris de grenades lacrymogènes, alors que des manifestants leur jetaient canettes et bouteilles de bière.

Éric Drouet, l'une des figures du mouvement, a été interpellé près de la place du Châtelet et devra payer l'amende pour manifestation interdite, a affirmé une source policière.

Au total 80 personnes ont été interpellées dans la ville où les présidents chinois et français sont attendus dimanche et lundi. Devant l'imposant quadrillage policier, les protestataires, parmi lesquels se trouvait le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, ont défilé dans le calme entre la place Denfert-Rochereau (sud de Paris) et la basilique du Sacré-Cœur (nord).

D'abord, au lendemain de la manifestation du 16 mars, le Ministère de l'intérieur a limogé le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, estimant qu'il avait manqué de fermeté et qu'il n'avait pas respecté les instructions données par l'autorité politique.

Quelques centaines d'individus ont pris la tête d'un cortège non déclaré.

À Paris, il est ainsi impossible de se rassembler sur les Champs-Élysées et dans un périmètre comprenant le siège de la présidence de la République, l'Assemblée nationale, la place de l'Étoile et une portion de 100 mètres des rues transversales. Le renforcement du dispositif de sécurité a été décidé pour éviter les violences de la semaine dernière, qui avaient abouti à l'incendie du restaurant Le Fouquet's et le pillage de nombreuses boutiques de l'avenue des Champs Elysées.

Six mille membres des forces de police sont déployés dans la capitale, parmi lesquels des "brigades de répression de l'action violente" (BRAV), unités d'action rapide amenées à intervenir dès les premiers troubles. Mais en cas d'éventuels rassemblements, le gouvernement a annoncé un déploiement important des forces de l'ordre mais aussi des soldats de Sentinelle. Ces interdictions sont rares mais leur efficacité incertaine, car les casseurs peuvent se rabattre sur d'autres lieux quand des accès leur sont bloqués.

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