Viktor Orbán visé par une procédure d'exclusion du PPE

05 Mars, 2019, 21:08 | Auteur: Lynn Cook
  • Viktor Orban répond au CDH et au CD&V qui demandent son exclusion du PPE Ce sont des idiots utiles

Le président du parti centriste Maxime Prévot exclut toutefois une telle décision "à ce stade".

Le Premier ministre populiste hongrois Viktor Orban se trouve de plus en plus acculé au sein de sa formation politique au Parlement européen. Enfin, "plusieurs partis nordiques et baltes" en cours de concertation pourraient s'associer à la démarche et "envoyer une lettre commune" aujourd'hui vendredi 1 mars.

Puis, mercredi 20 mars, juste avant le coup d'envoi du Conseil européen qui regroupera les dirigeants européens en Belgique pour deux jours, le dossier passera dans les mains de l'assemblée politique du PPE, composée de la présidence, de la direction du groupe parlementaire, et d'un représentant de chaque parti membre. Elle devra être adoptée à la majorité absolue, indique le journal. Car même si "le Parlement européen a voté en septembre 2018 en faveur du déclenchement de l'article 7 des traités européens pour sanctionner la Hongrie qui ne respecte pas les valeurs européennes", rappelle Ouest-France, le PPE se refusait jusqu'à maintenant à exclure le Fidesz de ses rangs.

En attendant, interrogé sur la divergence de vues au sein de son parti, Prévot a répondu de conserve avec Lutgen, tout en ménageant Milquet.

"L'objectif est qu'il s'en aille, pas nous, qui avons une longue tradition au sein du PPE".

Si M. Lutgen, lui, dit se sentir bien dans "le PPE de Michel Barnier et d'Angela Merkel" (le négociateur européen du Brexit et la chancelière allemande), M. Prévot confirmait dernièrement encore le "malaise" de son parti au sein du groupe.

L'hypothèse d'une exclusion, ou du moins une suspension du parti, se précise.

Accompagnées du slogan "Vous avez aussi le droit de savoir ce que Bruxelles prépare", les affiches accusent frontalement l'exécutif européen "de vouloir obliger les pays de l'UE à accepter des réfugiés et de chercher à affaiblir les gardes-frontières nationaux".

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a salué mardi les propositions d'Emmanuel Macron pour réformer l'Union européenne, soulignant après la publication d'une tribune du président français dans la presse européenne qu'il est "grand temps de parler sérieusement de l'avenir de l'Europe".

Aux affirmations du gouvernement hongrois, la Commission a logiquement réagi, "point par point", en mettant en ligne "un argumentaire en sept réponses aux sept accusations proférées par le gouvernement hongrois", également diffusé sur Twitter [Le Figaro avec l'AFP]. "Les affirmations du gouvernement hongrois sont, au pire, carrément incorrectes sur le plan factuel ou, au mieux, très trompeuses", a affirmé jeudi sur les réseaux sociaux la Commission, dans un argumentaire en réponse aux accusations proférées par le gouvernement hongrois.

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