La famille de Carlos Ghosn saisit les Nations unies

05 Mars, 2019, 07:53 | Auteur: Aubrey Nash
  • Affaire Ghosn: son avocat confiant sur sa remise en libert

Le clan Ghosn abat une nouvelle carte. Sa famille, qui garde en tête les précédents échecs, a de son côté décidé de saisir les Nations unies pour dénoncer ses conditions de détention. Il avait qualifié sa requête de "convaincante", précisant qu'il proposait que M. Ghosn soit placé sous la surveillance de caméras et dispose de moyens limités de communication vers l'extérieur.

Carlos Ghosn a un nouvel avocat, qui se dit optimiste sur une future libération sous caution. "Nous en appelons à des experts dont la force morale est respectée ", estime l'avocat qui fait valoir que dans des cas relativement similaires, le groupe de travail, qui met en général six mois à se prononcer, a reconnu que les conditions de détention et d'interrogatoire étaient contraires aux traités internationaux défendant les droits de l'Homme que le Japon a signés. "Je veux avancer avec une toute nouvelle façon d'aborder le dossier", a-t-il dit, sans livrer de détails sur sa stratégie. "Nous avons pris la décision de saisir les instances de l'ONU chargées de veiller au respect des droits fondamentaux pour tous", a annoncé la famille dans un communiqué lu par Me François Zimeray à Paris. "C'est bien l'empêchement à préparer sa défense pour un procès équitable qui nous inquiète". Depuis plus de 100 jours, l'ex-PDG est emprisonné au Japon dans un lieu de détention "aux règles moyenâgeuses", selon ses proches.

L'ancien ambassadeur de France chargé des Droits de l'homme a précisé que cette saisine s'effectuait auprès du groupe de travail sur la détention arbitraire (WGAD) de l'organisation internationale.

Le tribunal de Tokyo a annoncé avoir décidé mardi d'accepter la mise en liberté sous caution de l'ancien PDG des constructeurs automobiles Nissan et Renault Carlos Ghosn.

"Nissan ne joue aucun rôle dans les décisions prises par les tribunaux ou les procureurs et n'est donc pas en position de commenter", a réagi le constructeur japonais dans un message transmis aux médias. Il est inculpé de fausses déclarations de revenus aux autorités boursières et d'abus de confiance au détriment de Nissan qui est à l'origine de l'enquête le visant.

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